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Dons de sang : des besoins criants à l’échelle nationale

Une femme fait un don de sang.

Depuis le début de la pandémie, la Société canadienne du sang dit avoir perdu 31 000 donneurs réguliers.

Photo : CBC/David Donnelly

Depuis le début de la pandémie, le nombre de donneurs de sang a chuté de façon considérable au Canada, et la période estivale n’améliorera pas les choses, selon la Société canadienne du sang.

En 10 ans, jamais le bassin de donneurs de sang au Canada n’a été aussi bas, selon l’organisme.

Pour reconstituer les réserves nationales de sang, dont les niveaux sont aussi au plus bas, la Société canadienne du sang (SCS) lance un appel à la population.

Elle doit recruter 100 000 nouveaux donneurs d’ici la fin de l’année pour pouvoir continuer à répondre aux besoins des hôpitaux.

« Nous demandons aux gens de se renseigner, de vérifier s’ils peuvent être admissibles à donner leur sang et, si c’est le cas, de bien vouloir faire ce geste. »

— Une citation de  Gayle Voyer, directrice associée, relations avec les donateurs, Colombie-Britannique et Yukon, Société canadienne du sang

Gayle Voyer affirme qu’il est important que les personnes vérifient si elles sont aptes à faire un don de sang, car les règles fluctuent régulièrement.

Au printemps, par exemple, Santé Canada a annoncé que les hommes homosexuels, exclus jusque-là du don de sang s’ils avaient eu des relations sexuelles avec d'autres hommes durant les trois mois précédents, pourraient bientôt donner leur sang.

Depuis février, les personnes ayant vécu en Arabie saoudite et en Europe de l’Ouest (à l’exception du Royaume-Uni, de la République d’Irlande et de la France), sont aussi admissibles au don.

Malgré les besoins, certaines limitations demeurent

Selon les règles actuelles de la SCS, les personnes ayant passé cinq ans ou plus en France ou en Irlande entre janvier 1980 et le 31 décembre 2001, ne peuvent toujours pas faire de don.

Même chose pour celles qui ont passé trois mois ou plus au Royaume-Uni entre janvier 1980 et le 31 décembre 1996.

Gayle Voyer défend la décision de la Société canadienne du sang, qui travaille en collaboration avec Santé Canada pour réviser les règles entourant les dons de sang. Pour l’instant, l’assouplissement de ces critères n’est pas au programme, malgré des besoins criants et réitérés.

Au titre du Règlement sur le sang du Canada, les fournisseurs de sang – Héma-Québec et la Société canadienne du sang – doivent présenter à Santé Canada une demande pour toute modification de leurs processus.

Au Québec, les personnes qui ont séjourné cumulativement trois mois et plus en France entre le 1er janvier 1980 et le 31 décembre 1996 ne peuvent pas donner leur sang selon les critères d’Héma-Québec.

Des réserves nationales excessivement basses

Actuellement, la réserve de sang pour le groupe sanguin le plus répandu au pays, le groupe O+, est de seulement 5 jours. Les globules rouges O+ peuvent être transfusés à n’importe qui ayant un facteur Rh positif.

Dans le deuxième groupe le plus courant, le groupe A+, la réserve est seulement de 6 jours.

La pandémie, mais aussi la reprise d'activités dans la vie des Canadiens depuis quelques mois et les vacances d'été font en sorte qu'il y a moins de gens qui donnent leur sang, et c’est un réel problème, indique Gayle Voyer.

En plus des efforts déployés dans les provinces et les territoires, la Société canadienne du sang rappelle qu’elle dispose de 35 centres de donneurs permanents et de plus de 4000 centres de donneurs mobiles dans tout le Canada.

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