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Les urgences débordent en Mauricie et au Centre-du-Québec

L'entrée du CHAUR à Trois-Rivières.

Les patients des urgences sont souvent confrontés à de longues heures d'attente. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

La situation dans les urgences est difficile un peu partout dans la province, et la Mauricie et le Centre-du-Québec n’y échappent pas. La nouvelle vague de COVID-19 et les vacances estivales du personnel viennent compliquer la situation dans les hôpitaux.

Le taux d'occupation dépasse les 100 % dans la majorité des urgences. Le taux à l’hôpital de Trois-Rivières frôle les 150 % alors que celui de Drummondville s'établit à 153 %.

La moyenne québécoise est de 128 %, c’est donc dire qu’il y a en ce moment plus de personnes que de lits disponibles dans les hôpitaux. Au total, 65 hôpitaux ont des taux supérieurs à 100 %.

L’attente peut prendre de longues heures. Des gens rencontrés par Radio-Canada mercredi ont confié avoir attendu plus de douze heures sur place. Certains affirment même avoir pris l’initiative de quitter la salle d’attente sans avoir consulté de médecin en raison du délai.

Shawinigan n’est pas épargnée

L'achalandage est aussi important à l’hôpital du Centre-de-la-Mauricie. Les employés absents en raison de la COVID-19 s’ajoutent aux vacances et à l’augmentation du nombre de patients orphelins, sans médecin de famille, constate le Dr Frédéric Picotte, médecin de famille et médecin d’urgence à Shawinigan.

On a un plus grand volume de patients dans les urgences cette année. Il y a aussi à cause des congés COVID et des vacances, des délais d’attente sur civière qui sont plus longs. Avant que le patient qui vient d’être hospitalisé puisse monter à l’étage c’est plus long, ça met plus de pression sur les gens à l’urgence, explique-t-il.

« Il faut essayer d’être diligent, il faut être compréhensif. Ce n’est pas toutes les années qu’on a les vacances, une [pandémie] de COVID, puis une crise en ressources humaines. »

— Une citation de  Dr Frédéric Picotte, médecin de famille et médecin d’urgence à Shawinigan

Une situation difficile, selon le syndicat

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Patricia Mailhot, constate que la situation est pénible sur le terrain.

« C’est très difficile, on sent l’inquiétude des professionnels en soins, on sent la fatigue, ils font énormément de temps supplémentaire pour venir combler les besoins, malgré qu’il y a eu quelques fermetures de lits ici et là. »

— Une citation de  Patricia Mailhot, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec

Elle affirme que la COVID-19 explique en partie le manque de main-d’oeuvre, mais qu’il y a aussi des congés maladie et des mamans incapables de revenir au travail en raison du manque de garderie, sans compter la période des vacances estivales.

Les autorités de la santé ont repensé l’offre de service en prévision de l’été, mais Patricia Mailhot juge qu’elles devront en faire davantage.

L'organisation du CIUSSS devra prendre, au niveau des services, des décisions, parce qu’il faut faire avec le personnel qu’on a. On ne peut pas demander aux professionnelles de faire du temps supplémentaire à raison de 20, 30 heures et plus par semaine, a-t-elle expliqué en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

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