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Combler les besoins primaires pour prévenir la violence à Winnipeg

Les groupes communautaires proposent des solutions.

Kevin Walker devant le camion de la patrouille Bear Clan à Winnipeg, le 6 juillet 2022.

Le directeur par intérim de la patrouille Bear Clan à Winnipeg, Kevin Walker, estime qu'il y a une corrélation entre les crimes violents et le fait que les besoins de base ne sont pas comblés.

Photo : Radio-Canada / Bryce Hoye

Radio-Canada

Des groupes communautaires de Winnipeg estiment que, lorsque les besoins de base ne sont pas comblés, cela entraîne le risque qu'il y ait des gestes de violences.

Cette prise de position survient dans la foulée d'événements violents au cours des dernières semaines dans les environs du centre-ville de la capitale manitobaine.

Alors que le prix de la nourriture ne cesse d'augmenter, de plus en plus de personnes sont dans le besoin dans la capitale manitobaine, comme l'explique le directeur par intérim du Bear Clan, Kevin Walker. Ce dernier considère qu'il y a un lien entre la faim et la hausse de la criminalité.

Les gens qui ont faim et soif sont généralement des gens désespérés, a-t-il dit en entrevue à la radio de CBC, mercredi matin.

Son groupe patrouille dans les rues de Winnipeg pour aider les personnes dans le besoin.

On est passé près d'un jeune homme et on lui a demandé s'il avait besoin de quelque chose à manger ou à boire. Il nous a dit que cela l'aiderait beaucoup parce qu'il planifiait un vol dans un dépanneur 7-Eleven, raconte Kevin Walker.

Les inquiétudes concernant la sécurité dans le centre-ville de Winnipeg augmentent, après plusieurs incidents violents survenus à La Fourche et dans les environs au cours des dernières semaines.

L'un des événements est survenu durant la fête du Canada et concernait deux réfugiés ukrainiens arrivés au pays il y a deux semaines. L'un a été poignardé, tandis que l'autre a été aspergé de poivre de Cayenne.

Ils ont peur, je pouvais le sentir dans la conversation. Ils ne sont plus sûrs de leur choix, raconte la présidente du Congrès des Ukrainiens canadiens pour le Manitoba, Joanne Lewandoski.

Étant Manitobaine, je suis embarrassée que de telles choses arrivent à des gens qui ont fui la guerre, poursuit-elle.

Ramener des gens au centre-ville

Le Partenariat pour la sécurité au centre-ville à Winnipeg, une collaboration entre la Ville de Winnipeg, le gouvernement provincial, la zone d'amélioration commerciale (BIZ) du secteur du centre-ville de Winnipeg, et True North Sports and Entertainment, travaille pour s'assurer que les besoins fondamentaux des personnes vulnérables sont satisfaits.

Son directeur général, Greg Burnett, est également d'avis qu'une approche de la santé et du bien-être est nécessaire pour améliorer la sécurité.

La pandémie a vraiment mis en lumière les besoins sociaux, les besoins de base, qui doivent être améliorés pour les sans-abri, la communauté vulnérable et à risque, affirme Greg Burnett.

Il n'y aura pas de progrès dans ce domaine du jour au lendemain et il faudra de la patience, ajoute-t-il. Mais il faudra aussi que le grand public agisse.

Greg Burnett précise que les gens se sentent plus en sécurité lorsque d'autres personnes sont présentes.

L'un des meilleurs moyens d'accroître la sécurité est de faire en sorte que les gens du centre-ville se rassemblent et s'amusent, peu importe l'endroit, mentionne-t-il, ajoutant qu'il est vital de ramener les gens au centre-ville, notamment dans les bureaux désertés pendant la pandémie.

Le directeur par intérim du Bear Clan, Kevin Walker, salue le travail effectué par le Partenariat.

Il fait aussi remarquer que le centre-ville et La Fourche ne sont pas les seuls secteurs touchés par ces problèmes de violence.

C'est un problème qui se produit dans toute la ville. Nous avons des problèmes dans le North End, le West End, et dans le centre, rappelle-t-il.

La patrouille du Bear Clan distribue de la nourriture à 600 à 700 personnes par jour, précise Kevin Walker.

Si nous pouvons continuer de le faire, je pense que cela va alléger les difficultés dans la ville.

Avec les informations de Darren Bernhardt

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