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Crise des annulations de vols : 10 jours de frustrations pour une famille des T.N.-O.

Victoria Brenton, une jeune femme, tient son bébé sur elle alors que Jim Sheehan, un jeune homme prend un égoportrait du groupe qui coupe une partie de son visage.

Victoria Brenton, son fiancé, Jim Sheehan, et leur bébé de 4 mois, Dani, dans leur avion au départ de Hamilton.

Photo : Avec la permission de Victoria Brenton

Radio-Canada

Le 19 juin, Victoria Brenton et son fiancé, Jim Sheehan, ont pris leur bébé de 4 mois, encore endormi, et se sont dirigés vers l'aéroport Pearson de Toronto pour leur vol de WestJet à destination de Yellowknife. Sur place, ils ont appris que leur vol avait été annulé. Dix jours se sont écoulés avant qu'ils puissent fouler le sol des Territoires du Nord-Ouest.

Au Canada, de grands transporteurs aériens comme WestJet et Air Canada annulent des vols pour tenter d'alléger la congestion dans les aéroports et les retards qui s'en suivent.

Air Canada a récemment annulé 154 vols par jour en juillet et en août, afin que le flux et le volume de passagers soient à un niveau viable pour le système de transport aérien. Il s'agit en majorité de vols au départ ou à destination de Toronto et de Montréal, mais l'effet se fait sentir sur le réseau dans l'ensemble du Canada.

Frustrés, c'est le meilleur mot pour décrire comment on se sentait sur le moment. Et aussi, ennuyé, parce que nous nous sentions impuissants, personne ne pouvait nous aider. Chaque fois que nous demandions [de l'aide] à quelqu'un, on nous disait d'aller faire la queue, explique Victoria Brenton, une enseignante du secondaire de Yellowknife.

S'en suivent sept heures d'attente dans une file de 1 kilomètre pour parler avec un préposé au comptoir du service à la clientèle de WestJet. Quand leur tour arrive, le préposé leur explique que le prochain vol pour Yellowknife où il y avait des places décollait le jeudi suivant, soit quatre jours plus tard.

« Nous nous sentions pris au piège et chanceux d'avoir de la famille dans la région de Toronto qui pouvait nous accueillir. Autrement, je n'arrive pas à m'imaginer loger à l'hôtel pendant quatre jours avec un bébé, parce que c'est ce qu'on nous a offert. »

— Une citation de  Victoria Brenton

Le couple a finalement réservé un vol pour le dimanche suivant, le 26 juin, mais en partance de Hamilton dans l'espoir d'éviter le chaos de l'aéroport Pearson.

Toutefois, en vérifiant l'application WestJet le soir avant ce vol, il a constaté qu'il était retardé de quatre heures et qu'il allait donc rater la correspondance pour Yellowknife à Calgary.

Deux heures au téléphone

Après deux heures de pourparlers au téléphone avec les responsables de WestJet, on a offert à Victoria Branton et Jim Sheehan une soirée à l'hôtel à Calgary et des coupons pour des repas dans les restaurants de l'aéroport ou de l'hôtel.

À leur retour à Yellowknife, le 28 juin, ils ont déposé une demande de remboursement en vertu du règlement sur la protection des passagers aériens (Nouvelle fenêtre).

Jim a manqué une semaine de travail, c'est beaucoup d'argent perdu. Alors nous espérons qu'on va accepter notre demande, dit Victoria Brenton.

Conformément au règlement sur la protection des passagers aériens, WestJet offre un dédommagement aux passagers qui ont été informés moins de 14 jours avant l'arrivée prévue à leur destination qu'il y aurait d'un retard en raison d'une situation dont WestJet a le contrôle.

Avec les informations de Rose Danen

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