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Un homme blessé au cours d’une fusillade dans l’ouest d’Ottawa

Une voiture de police et des gens autour, devant un périmètre de sécurité dressé après une fusillade.

La police a été appelée sur les lieux de la fusillade vers 13h09.

Photo : Radio-Canada / David Bates-Taillefer

Radio-Canada

Le Service de police d’Ottawa (SPO) recherche des témoins de la fusillade survenue mercredi dans l’ouest de la ville. La fusillade a eu lieu à l'extérieur du pâté de maisons du 100, rue Ritchie.

Le SPO a reçu plusieurs appels au 911 vers 13 h 10 de résidents qui ont entendu des coups de feu.

Une voiture de police sur les lieux d'une fusillade, derrière un bandeau de sécurité.

La fusillade a eu lieu à l'extérieur du pâté de maisons du 100, rue Ritchie.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Un homme de 26 ans a été retrouvé avec des blessures mettant sa vie en danger. Il a été transporté à l'hôpital et demeure dans un état critique, souligne la police d'Ottawa.

Il n'y a pour l'instant aucun suspect en garde à vue.

Les enquêteurs de l'Unité des armes à feu et des gangs ont déterminé qu'il n'y avait aucun lien entre les deux fusillades des 5 et 6 juillet, souligne par ailleurs le SPO.

Ottawa doit s'inspirer de Toronto, selon un criminologue

Il s'agit de la deuxième fusillade dans la capitale fédérale en deux jours. Un homme est mort à la suite d'une fusillade survenue mardi dans le pâté de maisons du 2000, avenue Banff, à Ottawa.

Le professeur émérite en criminologie à l'Université d'Ottawa, Irwin Waller, refuse toutefois d'y voir une tendance.

Deux incidents en deux jours, ça ne fait pas une tendance, explique-t-il. Par contre, depuis quatre ou cinq ans, le nombre de fusillades au Canada, en général, a augmenté de l'ordre de 20 % à 30 %. Donc, ce n'est pas étonnant qu'à Ottawa, il y ait eu une série de fusillades. C'est aussi le début de l'été, et même si ce n'est pas une tendance forte, la tendance est d'avoir plus de fusillades en été qu'en hiver.

« Le malheur, c'est que la province a tendance actuellement à augmenter le nombre de policiers au lieu de s'attaquer aux causes. Et c'est très clair que si c'était le budget de la police qui était la solution, on n'aurait pas vu l'augmentation qu'on a vue. »

— Une citation de  Irwin Waller, professeur émérite en criminologie à l'Université d'Ottawa

Le professeur Waller invite la Ville à s'inspirer de ce qui se fait ailleurs pour enrayer le phénomène.

En Ontario, chaque municipalité est obligée de préparer un plan de sécurité communautaire. Le problème avec ces plans, c’est qu’ils varient beaucoup en termes de qualité. Le plan à Toronto va dans la bonne direction. Ils ont mis un million de dollars pour organiser une unité de prévention de la violence armée. Et ça, c'est une étape importante. Ils ont aussi commencé à mettre les travailleurs de rue, les éducateurs de rue dans les salles d'urgence, dans au moins un hôpital, et je crois qu’ils commencent bientôt dans un deuxième hôpital. Donc il y a des choses qui vont dans une bonne direction, estime-t-il.

Pour lui, Ottawa est loin d'être à jour en la matière. Les récentes fusillades doivent être vues comme un drapeau rouge, dit-il.

C'est vraiment un drapeau rouge pour la Ville d'agir et de manière intelligente, de se servir des connaissances qu'on a sur les solutions, de mettre des solutions en place, d'évaluer les résultats. Et on est loin d'être dans cette situation, juge M. Waller.

Avec les informations de Frédéric Pepin

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