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Des appartements pour contrer l’itinérance chez les jeunes de la DPJ

Une personne anonyme marche dans un parc.

Le projet d'appartements laboratoires n'est pas une solution permanente, mais transitoire. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Voilà peut-être un début de solution pour éviter que les jeunes de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ne se retrouvent livrés à eux-mêmes quand ils sortent d'un centre jeunesse à l'âge de 18 ans.

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) a un projet d'appartements laboratoires pour mieux accompagner ces jeunes vers l'autonomie. Le projet est financé par la Fondation des jeunes de la DPJ.

Deux appartements pouvant accueillir un total de quatre jeunes seront dédiés à la cause, l'un à Trois-Rivières et l'autre à Drummondville.

La nouvelle est accueillie positivement auprès des intervenants qui sont témoins des difficultés que vivent les jeunes quand vient le temps de signer un bail.

La pénurie de logements a un effet encore plus pervers chez les jeunes qui sortent des centres jeunesses. Ces jeunes-là n’ont pas la possibilité d’avoir une famille autour d’eux pour les aider et n’ont pas de crédit souvent, explique Pascale Leclair-Gingras, représentante nationale de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux Mauricie et Centre-du-Québec (APTS MCQ).

Lorsqu’ils trouvent un logement abordable pour eux, malgré qu'ils soient souvent sur l’aide sociale, même à ce moment-là souvent le logement va être donné à quelqu’un d’autre qui aura un crédit à son nom, ajoute-t-elle.

Direction la rue

Le rapport Laurent nous apprenait que 20 % des jeunes de la DPJ vivent au moins un épisode d'itinérance dans les 13 mois qui suivent leur sortie de la DPJ.

L'organisme Point de rue, qui offre des services de travail de rue, martèle que l'accompagnement psychosocial est crucial, quel que soit le type de logement où on aboutit. Le directeur Philippe Malchelosse croit aussi qu'il faut aussi préparer les jeunes à cette étape importante de la vie adulte.

« Pour le logement, il n'y a pas grand-chose actuellement. »

— Une citation de  Pascale Leclair-Gingras, représentante nationale, APTS MCQ

Pour Mme Leclair-Gingras qui représente les intervenants de la DPJ, il était temps de se pencher sur une solution du genre.

Nos intervenants nous disaient que ça arrivait à l’occasion, qu’ils savaient pertinemment qu’un jeune entre 18 et 21 ans qui sortait du centre jeunesse se retrouvait à la rue. Ils se retrouvaient à aller les porter dans un parc après une rencontre. Ils n'ont donc pas de logement à cause de la pénurie de logements.

La prochaine étape pour le CIUSSS MCQ est de trouver les deux appartements et de signer les baux.

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