•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Marilène Gill lance des consultations publiques sur la pêche récréative

Des truites dans un récipient.

Les règles entourant la pêche récréative ne sont pas toujours claires et se sont resserrées au fil du temps, selon Marilène Gill (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Près de 1000 résidents de la Côte-Nord ont répondu à un sondage sur la pêche récréative lancé par la députée de Manicouagan, Marilène Gill.

Ce sondage fait partie de la première étape des travaux de consultations publiques qui visent à améliorer ce dossier sur la Côte-Nord ainsi que dans le reste de l'Est-du-Québec.

Un enjeu pour la population

La députée indique que, depuis le début de son mandat, la pêche récréative semble être un enjeu au sein de la population, qui souligne que les règles entourant la pêche récréative ne sont pas toujours claires et se sont resserrées au fil du temps, diminuant leur terrain de jeu.

Durant mes premières années de mandat, les gens m'interpellaient sur la question de la pêche : "On voudrait pêcher plus d'espèces, on voudrait pêcher à certains endroits", dit Mme Gill.

Une femme derrière un micro

Marilène Gill est la députée bloquiste de Manicouagan (archives).

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Par ailleurs, des manifestations avaient eu lieu en 2019 pour obtenir des droits de pêche récréative sur le littoral de la Côte-Nord.

En lançant cette consultation publique, Marilène Gill souhaite saisir les réels besoins et préoccupations de la population en lien avec la pêche récréative.

« Au cours des années, ils ont l'impression que leurs droits de pêche rapetissent comme peau de chagrin »

— Une citation de  Marilène Gill, députée bloquiste de Manicouagan

Communautés autochtones et pêcheurs commerciaux

Marilène Gill souhaite également rencontrer différents acteurs touchés par la question de la pêche récréative, comme les pêcheurs commerciaux, les différentes communautés autochtones sur le territoire ainsi que les élus de l'Est-du-Québec.

L'idée n'est pas de rendre la vie difficile aux pêcheurs commerciaux, on voit déjà ce qui se passe. On vient déjà d'avoir une annonce dans l'Est pour la morue, mais l'idée est de se réapproprier notre fleuve, précise-t-elle.

« Une ressource qui va être exportée à l'extérieur [...] et nous on n'y a pas accès ici, ça n'a pas de sens. On voudrait y avoir accès ici aussi, ça fait partie de notre qualité de vie. »

— Une citation de  Marilène Gill, députée bloquiste dans Manicouagan

La députée soutient que cet enjeu ne touche pas seulement les résidents de la Côte-Nord, mais de l'ensemble de l'Est-du-Québec.

Proposition d'un projet de règlement sur la pêche récréative

À la suite de ses consultations publiques qu'elle prévoit terminer d'ici l'année prochaine, Marilène Gill souhaite déposer une suggestion de projet de règlement à la ministre fédérale des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Joyce Murray.

Un document clé en main pour la ministre, explique la bloquiste. Je veux faire quelque chose d'équitable et juste qui tient compte de l'ensemble de la population.

Même si elle souhaite améliorer l'accès à la pêche récréative, Marilène Gill veut aussi s'assurer de la protection des ressources du Saint-Laurent dans ce projet de règlement.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !