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Écoles vétustes : plus d’une centaine d’écoles estriennes en mauvais état

Le pavillon Saint-Eugène de Granby.

Le pavillon Saint-Eugène de Granby fait partie des endroits jugés vétustes, avec une cote de E.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Radio-Canada

Plus d'une centaine d'écoles estriennes figurent parmi les établissements scolaires de la province qui sont cotés D ou E, ce qui signifie qu'ils présentent un niveau élevé ou très élevé de dégradation et de défectuosité, selon des données obtenues par Radio-Canada dans le cadre d'une demande d'accès à l'information.

Dans la région, c'est le Centre de services scolaire (CSS) des Hauts-Cantons qui enregistre la plus grande proportion d'écoles vétustes, avec 32 % de ses établissements ayant obtenu une cote de D ou de E. La Commission scolaire Eastern Townships (21 %), le CSS du Val-des-Cerfs (17 %), le CSS des Sommets (14 %) ainsi que le CSS de la Région-de-Sherbrooke (12 %) suivent. Ces indices de vétusté se situent toutefois en deçà de la statistique provinciale, qui se chiffre à 53 %.

Des investissements majeurs s'imposent dans certains cas, particulièrement dans les écoles secondaires. Les montants nécessaires pour maintenir les actifs s'élèvent ainsi à près de 19 millions $ à la polyvalente Montignac de Lac-Mégantic, à près de 17 millions $ à l'école Massey-Vanier de Cowansville, et à plus de 15 millions $ à la polyvalente Louis-Saint-Laurent d'East Angus.

Qu'est-ce que le « maintien des actifs »? 

Par « maintien des actifs », le ministère de l'Éducation signifie le maintien de l'état physique d'une infrastructure dans un état au moins satisfaisant pour assurer la santé et la sécurité des personnes.

L'École Saint-Jean de Granby.

L'École Saint-Jean de Granby reçoit la cote de D.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Aucun porte-parole des centres de services scolaire n'était disponible pour commenter ces données mercredi en raison de la saison estivale. Le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie estime de son côté qu'un vaste chantier s'impose.

« On ne peut pas se permettre de ne pas investir d'argent en éducation. Présentement, on a laissé aller notre système pendant trop d'années. Il faut reprendre la situation et s'assurer de mettre l'argent pour bien entretenir nos écoles, pour que nos enfants aient des classes adéquates.  »

— Une citation de  Richard Bergevin, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie

On peut penser au plomb dans l'eau présentement qu'on a comme problème dans plusieurs écoles. On a aussi évidemment la COVID qui a mis en évidence les problèmes de ventilation et de qualité de l'air dans nos écoles, mais c'est un problème qui existait déjà, qui existe toujours, et qu'il va falloir régler assez rapidement, martèle le président du Syndicat Richard Bergevin.

Par écrit, la députée de Sherbrooke Christine Labrie a également réagi à la nouvelle.

Ça fait des décennies que tous les gouvernements successifs négligent l'entretien des écoles [...] Avec Québec solidaire au gouvernement, rénover nos écoles sera une priorité nationale, parce que chacune de nos écoles doit être un milieu de vie sain, a-t-elle souligné.

Avec les informations de Guylaine Charette

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