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L’homme accusé de la tuerie de Highland Park est passé aux aveux

Des dizaines d’autres accusations pourraient être portées contre Robert Crimo au cours des prochains jours.

Eric Rinehart s'éloigne d'un groupe de journalistes.

Le procureur général du comté de Lake, Eric Rinehart, après une conférence de presse, mercredi, à Waukegan, en Illinois.

Photo : La Presse canadienne / AP/Charles Rex Arbogast

Radio-Canada

L'homme accusé d'avoir tué sept personnes mardi à Highland Park, au nord de Chicago, a confessé aux policiers avoir ouvert le feu sur la foule rassemblée au cœur de la ville à l'occasion du défilé de la fête de l'Indépendance américaine, selon les autorités locales.

Interrogé par la police de Highland Park, Robert Crimo a été informé de ses droits, puis a donné des détails sur ce qu'il avait fait, a expliqué le procureur général du comté de Lake, Eric Rinehart, lors d'une conférence de presse donnée après une première comparution du suspect. Il a admis ce qu'il avait fait.

En se basant sur les informations obtenues grâce à l'enquête jusqu'ici, le juge a conclu que les preuves étaient telles qu'il devait demeurer détenu, a-t-il poursuivi, en expliquant que la peine pour les crimes qui lui sont reprochés est la prison à vie sans possibilité de libération. Son enquête préliminaire a été fixée au 28 juillet.

Crimo n'a pas enregistré de plaidoyer devant le juge. Il n'a que brièvement pris la parole pour annoncer qu'il n'avait pas d'avocat. Un avocat de l'assistance judiciaire lui a conséquemment été assigné.

Devant le tribunal, l'adjoint de M. Rinehart, Ben Dillon, avait révélé en premier que Crimo était passé aux aveux. Selon lui, les enquêteurs au dossier ont retrouvé 83 douilles et trois chargeurs sur le toit de l'édifice où se trouvait le tueur. Selon lui, la tuerie a été commise avec un fusil semi-automatique Smith & Wesson.

Accompagnant M. Rinehart, l'adjoint du shérif du comté, Christopher Covelli, a pour sa part affirmé que Robert Crimo avait envisagé de commettre une seconde tuerie à Madison, dans l'État voisin du Wisconsin, où il s'était enfui au volant de la voiture de sa mère.

Il semble qu'en conduisant [...] il a vu qu'il y avait une fête à Madison et il a sérieusement considéré utiliser [une seconde] arme à feu qu'il avait dans son véhicule pour faire une autre fusillade, a-t-il décrit, en précisant que cela ne semblait pas avoir été planifié au préalable.

Robert Crimo a finalement fait demi-tour et est revenu en Illinois, où il a été arrêté lundi en soirée. Il a été formellement accusé mardi de sept meurtres, mais des dizaines d'autres accusations seront presque assurément portées contre lui au cours des prochains jours, a dit le procureur Rinehart.

Des armes achetées légalement

Christopher Covelli a réitéré mercredi que Robert Crimo avait acheté cinq armes différentes de façon tout à fait légale, malgré le fait qu'il était connu des policiers. Des agents étaient intervenus à deux reprises auprès de lui en raison de comportements laissant croire qu'il pouvait être violent envers lui-même ou les autres.

Un premier appel rapportant que Crimo pourrait se suicider avait été fait en avril 2019, suivi d'un second appel, en septembre 2019, rapportant des propos du jeune homme selon lesquels il pourrait tuer tout le monde, dans une référence aux membres de sa famille.

Après ce deuxième appel, les policiers ont saisi 16 couteaux, une dague et une épée appartenant à Robert Crimo, a dit Christopher Covelli, mais les policiers n'avaient pas de motif raisonnable de le détenir et ne l'ont donc pas fait. Le père de Crimo a finalement dit que les couteaux lui appartenaient et ils ont été retournés.

À cette époque, Crimo ne possédait toutefois ni arme ni permis de port d'armes.

En vertu de la loi de l'Illinois, des individus peuvent être interdits d'acheter des armes s'ils ont été condamnés pour un crime grave (felony), s'ils sont toxicomanes ou s'ils considérés comme susceptibles d'être violents envers eux-mêmes ou envers les autres. Cela doit cependant être déterminé par les autorités compétentes.

L'État a également une loi de drapeau rouge (avertissement) qui permet à la police de saisir les armes de personnes jugées dangereuses. Une requête à ce sujet doit cependant être présentée aux autorités par des membres de la famille, des proches, des colocataires de la personne visée ou des policiers.

Selon Christopher Covelli, aucun drapeau rouge n'a été levé quand Crimo a acheté ses armes.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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