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Des milliers d’élèves en Outaouais pourraient se retrouver sans transport en septembre

Des autobus scolaires stationnés en rang attendent la sortie des élèves.

Une rencontre pourrait aboutir à une entente mercredi (archives).

Photo : Getty Images / Edward Shackleford

Radio-Canada

Les négociations se poursuivent mercredi entre le Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD) et les transporteurs privés dans l’espoir d’en arriver à une entente et d'éviter l’absence de transport scolaire pour des milliers d’élèves de l’Outaouais à la rentrée.

Les parties n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur un nouveau contrat avant la date butoir du 30 juin, ce qui explique la tenue d’une nouvelle rencontre.

Selon la directrice générale du CSSD, Manon Dufour, la hausse du prix du carburant, la pénurie de main-d'œuvre et l’électrification des transports contribuent à l’impasse.

Ça fait en sorte que les transporteurs ont des demandes supérieures à notre capacité de payer, explique-t-elle en entrevue à l'émission Les matins d'ici.

La femme accorde une entrevue par visioconférence.

Manon Dufour est directrice générale du Centre de services scolaire des Draveurs (archives).

Photo : Radio-Canada

L’enveloppe attribuée par le gouvernement du Québec au transport scolaire a été bonifiée de 11,8 % par rapport à l’an dernier.

Toutefois, selon la directrice générale, cette hausse est insuffisante. Mon budget de transport est même déficitaire, alors je vais au-delà de ce que je reçois. Il y a eu une bonification, mais ce n'est pas satisfaisant pour les transporteurs, explique Manon Dufour.

Un plan B?

Manon Dufour dit avoir bon espoir que les discussions de mercredi puissent aboutir à une nouvelle entente. Je demeure optimiste, on a toujours eu d'excellentes relations avec les transporteurs, souligne-t-elle.

Si ce n’est pas le cas, les vacances seront assombries par la poursuite des négociations, ajoute la directrice générale.

Des enfants sont assis dans un autobus scolaire.

Plusieurs milliers d'élèves fréquentent les écoles sur le territoire du Centre de services scolaire des Draveurs.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Le plan B sera de [revoir les] temps d’arrivée à l’école, de modifier l’heure d'arrivée pour être capable d’accueillir toutes les voitures des parents, illustre Mme Dufour. On va faire une promotion importante pour que les gens marchent, parce qu’on sait que des parents viennent reconduire leurs enfants alors qu’ils pourraient marcher.

La directrice générale entend aussi travailler avec la Municipalité et le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) pour assurer la sécurité des élèves autour des écoles, ce qui demeure la priorité.

D’autres pistes avancées par la directrice générale consistent à faire appel aux parents pour encourager le covoiturage et à prolonger les heures d’opération des services de garde.

Manon Dufour ajoute que les parents seront tenus informés de toute décision dans une communication écrite.

Du côté du Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO), on indique, par courriel, avoir bon espoir de conclure une entente de principe avec nos transporteurs au courant de la semaine.

Cette entente devrait par la suite être entérinée par le conseil d’administration du CSSPO à la séance du mois d’août.

Le Centre de services scolaire au Cœur-des-Vallées (CSSCV), pour sa part, explique que tous ses contrats ont expiré le 30 juin et qu'aucune entente n'a été conclue depuis. Les négociations se poursuivent, mais le CSSCV rappelle être soumis à des balises fixées par le ministère de l'Éducation.

Le ministère de l’Éducation veut un encadrement

De son côté, la Fédération des transporteurs par autobus soutient avoir eu des discussions avec le ministère de l’Éducation jusqu’à la fin de juin.

Le but était de définir les paramètres financiers qui serviront de règles budgétaires pour permettre aux centres de services scolaires de négocier les contrats de transport scolaire avec les transporteurs, explique le président-directeur général de la Fédération, Luc Lafrance.

Ces nouvelles règles doivent toutefois être adoptées par le Conseil du Trésor, selon le PDG.

On ose espérer que, oui, tout sera rentré dans l'ordre à temps pour la rentrée scolaire en septembre. Ni les transporteurs ni la Fédération ne souhaitent que les enfants soient privés de transport scolaire, souligne M. Lafrance.

Le ministère de l'Éducation indique que la négociation avec les transporteurs est de la responsabilité des Centres de services scolaire.

Nous sommes parfaitement conscients que l’inflation et les coûts du diesel amènent une grande pression sur les transporteurs. Jeudi dernier, nous avons mis à la disposition des Centres de services scolaire une nouvelle enveloppe bonifiée très généreuse. Maintenant les Centres de services scolaire sont en mesure d’offrir de la prévisibilité pour les transporteurs. Nous suivons les négociations de près et nous avons bon espoir de pouvoir s’entendre avec les transporteurs rapidement, indique-t-on dans un courriel transmis à Radio-Canada.

Avec les informations de Charles Lalande

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