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Interdiction de la barbe chez les agents de sécurité : Toronto s’excuse auprès des sikhs

Un portrait de Birkawal Singh Anand en uniforme.

Birkawal Singh Anand est un agent de sécurité qui travaille à Toronto. Il s'est dit humilié par le règlement de la Ville, en entrevue, lundi.

Photo : offerte par la World Sikh Organization

La Ville de Toronto a présenté des excuses officielles à la World Sikh Organization [WSO, Organisation mondiale sikhe, traduction libre], mardi.

Lundi, la WSO a publié un communiqué selon lequel des sikhs de la région de Toronto qui travaillaient en tant qu’agents de sécurité ont perdu leur emploi parce qu’ils ont refusé de se raser la barbe.

Une règle de la Ville de Toronto interdit le port de la barbe, parce que les masques N95, obligatoires pour les agents de sécurité dans certaines conditions, sont moins efficaces lorsqu'il y a des poils au visage.

Pour les dévots sikhs, le fait de ne pas se couper les cheveux est un principe important de leur foi, selon la WSO.

En soirée lundi, la Ville de Toronto a publié un communiqué selon lequel les agents de sécurité devaient être en mesure d’obtenir une exemption religieuse.

Or, en soirée mardi, la Ville a publié un second communiqué. La Ville de Toronto présente ses excuses à [la WSO du] Canada pour tout retard dans la résolution de ce problème et dans l’assurance que les entrepreneurs en sécurité offraient des accommodements religieux, peut-on y lire.

Le communiqué publié mardi soir indique que les couvre-barbe sous le masque seraient autorisés comme forme d'accommodement religieux.

La méthode consiste à porter un couvre-barbe ajusté sur la barbe, ainsi que sur le menton et les joues, et à le nouer au sommet de la tête. Un masque N95 est ensuite porté par-dessus cette protection.

Cette technique, également connue sous le nom de "méthode Singh Thattha", est utilisée par de nombreux sikhs dans la communauté médicale et s'est avérée très efficace pour les tests d'ajustement des appareils respiratoires, peut-on lire dans le communiqué de la Ville.

Des sous-traitants

Si la Ville de Toronto embauche quelques agents de sécurité, la majorité des agents qui travaillent dans les lieux publics de Toronto sont embauchés par des entrepreneurs ou sous-traitants.

Lundi, le communiqué de la Ville de Toronto affirmait que ses propres agents sikhs avaient obtenu des accommodements religieux vis-à-vis de l'interdiction de la barbe, et qu'elle s'attendait à ce que les entrepreneurs fassent de même.

Le communiqué publié mardi va plus loin. La Ville de Toronto a officiellement contacté ses fournisseurs de services de sécurité sous-traitants et a réitéré ses attentes pour qu'ils accommodent de manière appropriée tous les employés de sécurité sikhs qui ont demandé des exemptions religieuses et réintègrent immédiatement tout employé dont l'emploi a été perdu. La Ville n'acceptera aucun entrepreneur ne respectant pas les libertés religieuses, peut-on y lire.

La Ville s'engage à faire en sorte que ses politiques soient inclusives. Elles sont évaluées régulièrement pour s'assurer qu'elles respectent les droits et libertés de tous ceux qui travaillent pour la Ville, qu'ils soient employés à temps plein ou à temps partiel ou employés d'entrepreneurs, y ajoute-t-on.

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