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Tamara Lich reste en prison et connaîtra son sort vendredi

La décision de la Cour sur une violation présumée des conditions de libération de Mme Lich est attendue vendredi.

Tamara Lich en entrevue.

Tamara Lich, une des organisatrices de la manifestation des camionneurs, est accusée d'avoir enfreint ses conditions de mise en liberté sous caution (archives).

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

Tamara Lich restera en prison au moins jusqu'à vendredi, date à laquelle un juge de paix doit faire connaître sa décision quant à savoir si elle a enfreint ses conditions de mise en liberté sous caution en apparaissant aux côtés d'un autre chef du convoi des camionneurs lors d'un gala, en juin, à Toronto.

Mme Lich a comparu virtuellement devant un tribunal d'Ottawa, mardi, pour une quatrième enquête sur cautionnement depuis sa première arrestation, en février.

Le procureur de la Couronne, Moiz Karimjee, a plaidé qu'une photo et une vidéo montrant Tamara Lich au gala de Toronto, posant avec Tom Marazzo et s'adressant brièvement à lui, constituaient une infraction flagrante de ses conditions de libération. Il a soutenu que Mme Lich devrait être détenue.

Mais l'avocat de la défense, Lawrence Greenspon, a minimisé les actions de Mme Lich, estimant que celles-ci ne constituaient pas une violation. Selon lui, sa cliente devrait donc être libérée sous conditions.

Mme Lich a été placée en garde à vue à Medicine Hat, en Alberta, le 27 juin, après que la police d'Ottawa eut lancé un mandat d'arrêt pancanadien contre elle.

Elle fait face à des accusations de méfait, d’avoir encouragé d’autres personnes à commettre un méfait, d'entrave au travail de la police, d’avoir encouragé d’autres personnes à faire obstruction au travail de la police, d’avoir encouragé d’autres personnes à faire de l’intimidation et d'intimidation en bloquant et en obstruant une ou plusieurs autoroutes dans le cadre de sa participation aux manifestations des camionneurs, l'hiver dernier.

Mardi, Me Greenspon a fait valoir que le temps passé en détention par Mme Lich depuis son arrestation dépasse de loin la gravité de sa conduite.

Elle a passé neuf jours en prison jusqu'à présent pour un échange de félicitations et pour avoir été prise en photo près de quelqu'un avec qui elle n'était pas censée être en contact, a-t-il argumenté.

Le libellé exact des conditions de mise en liberté sous caution de Mme Lich a été longuement discuté lors de l'audience. Il prévoit qu'elle ne peut pas contacter ou communiquer de quelque manière que ce soit, par tout moyen physique, électronique ou autre, avec une liste de personnes associées au convoi des camionneurs - y compris Tom Marazzo - sauf par l'intermédiaire d'un avocat ou en présence d'un avocat.

Un groupe de personnes posent pour la caméra.

Tamara Lich, quatrième à partir de la gauche, a reçu l'ordre d'un juge de ne pas avoir de contact avec Tom Marazzo, un autre organisateur du convoi, deuxième à partir de la droite. On la voit sur cette photo prise le 16 juin dernier.

Photo : Facebook

L’enquêteur principal dans cette affaire, le détective Chris Benson, a déclaré mardi au tribunal que la police avait reçu plusieurs plaintes selon lesquelles Mme Lich aurait enfreint ses conditions de mise en liberté sous caution lors de la cérémonie à Toronto, le 16 juin.

La Cour a pu visionner une vidéo dans laquelle on pouvait voir Mme Lich en train de parler avec M. Marazzo pendant environ trois secondes.

Me Greenspon a défendu sa cliente en estimant qu’il s’agissait d’un contact physique, qui ne brisait donc pas les conditions de remise en liberté liées à la communication avec certaines personnes.

Ils sont présents, ensemble, et c'est un contact physique, a répondu le détective. S'ils sont dans la même pièce en train de socialiser, ça inclut ça aussi.

Me Greenspon a déclaré que la police ne pouvait pas entendre ce qu'elle avait dit à M. Marazzo dans la vidéo. Il a également demandé au détective s'il pouvait identifier des avocats du Centre for Constitutional Freedoms, l’organisme qui a organisé l'événement.

M. Benson a reconnu ne pas pouvoir en identifier et ne pas savoir si des avocats de Mme Lich figuraient dans la vidéo ou la photo prise le même soir.

Elle est assise à une table avec M. Marazzo lors d'un événement social, un gala. Ce n'est pas un bureau d'avocats, ce n'est pas une salle de conférence, a ajouté M. Benson, expliquant le fondement du mandat d'arrêt contre elle. Elle a ensuite été photographiée plus tard dans la nuit avec M. Marazzo, bras dessus bras dessous.

Une stratégie pour bloquer la ville

Un message texte de Mme Lich à Chris Barber, un autre organisateur du convoi des camionneurs, qui a été obtenu grâce à une fouille policière de son téléphone portable, a également été lu lors de l'audience.

Génial. Le centre de commandement vient d'appeler. Pouvez-vous m'accompagner bientôt?, lit-on dans le message envoyé le 30 janvier. Ils ont une stratégie pour bloquer la ville. Je ne veux pas prendre ces décisions moi-même.

Selon Me Greenspon, on ne sait pas à qui le pronom ils renvoie dans ce message. Il a ajouté qu'il ne dit pas que c'était la stratégie de Mme Lich.

Le procureur de la Couronne a réfuté cette conclusion et a estimé que ce message montre que Mme Lich était une décideuse au sein du centre de commandement.

Avec les informations de Dan Taekema, de CBC News

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