•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À Hay River, une lente reconstruction après les inondations

De la glace et de l'eau envahissent une rue de Hay River, le 12 mai 2022

Les habitants de Hay River tentent de se relever après les dommages causés à leurs biens.

Photo : Radio-Canada / Emma Grunwald

Radio-Canada

Dans la communauté de Hay River, aux Territoires du Nord-Ouest, après les inondations du mois de mai, les résidents des zones affectées commencent à recevoir de l’aide financière et tentent de se relever.

Les habitants de Hay River et de ses alentours sont toujours en train de se remettre des inondations du printemps et selon certains, les traces vont rester.

Toute notre vie cela aura un impact, avance Bhreagh Ingarfield, une résidente de Paradise Valley.

La semaine dernière, le ministère des Affaires municipales et communautaires (MACA) a fait part de son plan d’assistance pour se remettre des inondations. Les habitants peuvent faire une demande de remboursement à travers la Politique d’aide en cas de sinistre (PACS).

Pour les habitants de Paradise Valley, une petite communauté agricole à environ 25 kilomètres au sud de Hay River, la montée des eaux a eu des conséquences dévastatrices sur les logements.

Je pense que de nombreux résidents ne se sentent plus en sécurité ici, à Paradise Valley, explique Mme Ingarfield.

Elle et son compagnon ont acheté leur maison à l'automne dernier, après avoir quitté Yellowknife. Ils souhaitaient ouvrir un gîte touristique, une serre et élever des chiens d’ours de Carélie.

Aujourd’hui, comme bon nombre de leurs voisins, ils tentent surtout de remettre leur maison dans l'état où elle était avant l'inondation.

Une aide gouvernementale limitée

Bhreagh Ingarfield remet en question certaines des lignes directrices de la PACS, notamment le fait qu'elle ne couvre pas les dépendances. Cela signifie qu'il n'y a pas de remboursement prévu pour les dommages causés au garage, à la serre, à la grange et peut-être même à la salle mécanique, qui ont été submergés sous un mètre d'eau.

Deux personnes se tiennent dans une allée résidentielle recouverte de neige.

Bhreagh Ingarfield et son compagnon Thomas Whittaker ont déménagé de Yellowknife à Hay River à l'automne 2021. Leur maison a été très touchée par les inondations.

Photo : Avec la permission de Bhreagh Ingarfield

Jay Boast, spécialiste de la planification des communications pour le MACA, écrit dans un courriel que la PACS ne couvre pas les dépendances parce qu'il ne s'agit pas d'un programme d'assurance ni d'un programme d'indemnisation.

L'aide en cas de sinistre est destinée aux articles de base, essentiels, dont la perte n'était ni évitable ni assurable.

Bien que Mme Ingarfield soit couverte par son assurance contre les inondations, elle affirme que de nombreux résidents devront compter uniquement sur la PACS pour être remboursés.

Il y a des gens ici qui ont définitivement perdu leur maison, à Paradise Valley. C'est une perte totale.

La maison de Shawn Buckley, comme de nombreuses autres, n’est plus habitable. Elle se trouve dans la zone du Canal Ouest à Hay River. Depuis les inondations, il vit dans une roulotte.

« Je suis complètement fatigué et stressé, très épuisé. Je suppose que défait est le bon mot, car il y a tellement de dégâts. »

— Une citation de  Shawn Buckley, résident de Hay River

Malgré la situation, il reste positif et se dit satisfait de la réponse du gouvernement ténois.

On s'attend à ce que ce soit lent [à recevoir des fonds] parce qu'il y a tellement de personnes touchées. Le processus d'évaluation de chaque personne prendra beaucoup de temps.

Un homme et son chien devant leur campeur, alors que le paysage est recouvert de neige.

Shawn Buckley et son chien, Rex, photographiés pendant l'inondation du printemps en mai. Près de deux mois plus tard, il affirme que sa maison est invivable et qu'il campe toujours dans son véhicule récréatif.

Photo : Loren McGinnis / CBC

Reconstruire dans une zone à risque

Il se demande toutefois s'il y a lieu de reconstruire les habitations dans une zone propice aux inondations. C’est la question que de nombreuses personnes se posent.

Pour Bhreagh Ingarfield, il n’y a pas de choix, car l’argent qui vient du MACA et de l’assurance doit servir à la reconstruction. Vendre sa maison ne semble pas être une option.

Nous avons une hypothèque de 25 ans. Nous ne pouvons pas nous permettre de vivre ailleurs.

Jay Boast note que les situations où les gens veulent reconstruire dans un autre endroit sont examinées au cas par cas et que la relocalisation n'est pas l'objectif de la PACS.

Shawn Buckley pense, lui, que reconstruire est la seule option. C’est une chance qu’on doit saisir maintenant, pas vrai?

Avec les informations de Emma Grunwald

Bannière promotionnelle avec le texte : Explorez les histoires du Grand Nord, ICI Grand Nord

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !