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La vague de chaleur que connaît le Yukon est favorable aux moustiques

Gros plan d'un moustique posé sur la peau d'une personne.

Durant les étés yukonnais, il y a beaucoup de moustiques, et la situation ne s'arrange pas depuis deux ans.

Photo : iStock

Radio-Canada

Après un nombre record de chutes de neige cet hiver, le Yukon connaît un été humide et chaud, propice à l'augmentation du nombre de moustiques.

Dans l'ensemble, nous remarquons un développement larvaire plus important que la normale, dû à la fonte des neiges et à une quantité d'eau plus importante que la normale. L'été a été très humide, explique Curtis Fediuk, biologiste et propriétaire de Duka Environment Services, l’entreprise chargée du programme de gestion des moustiques du gouvernement territorial.

Environnement Canada a diffusé un avertissement de chaleur au Yukon et dans le nord de la Colombie-Britannique, avec des températures atteignant 28 °C à Whitehorse, et ne descendant pas sous les 13 °C  degrés la nuit, de quoi faciliter le développement des moustiques.

Les moustiques adultes, tout comme les larves, sont des animaux à sang-froid. Donc, lorsque l'eau est chaude ou que l'air est chaud, ils se développent plus rapidement et deviennent plus actifs, explique Curtis Fediuk.

L'expert précise que, en règle générale, les populations de moustiques commencent à diminuer vers la mi-juillet, mais que si le début de saison est tardif il faudra peut-être attendre pour savoir si leur nombre va baisser.

Traiter le problème à la source

Dans le cadre du programme de gestion, Duka Environment Services vérifie tous les huit à dix jours les eaux stagnantes à Whitehorse et dans les environs pour y détecter les larves et ainsi gérer la population de moustiques dès son stade larvaire.

L’entreprise utilise un larvicide ou une bactérie qui ne s'attaque qu'à l'estomac des moustiques. Cette bactérie, découverte en 1976, n'affecte aucun autre insecte ou prédateur naturel comme les libellules, les poissons, ou les oiseaux. Les zones humides des collectivités du territoire sont contrôlées toutes les deux ou trois semaines en raison de la distance.

« Nous ne pulvérisons plus de produit sur les moustiques adultes. Lorsque le public nous appelle pour se plaindre de moustiques, il n'y a pas grand-chose que nous puissions faire. L'époque où l'on se déplaçait avec un camion pulvérisateur est révolue. »

— Une citation de  Curtis Fediuk, biologiste et propriétaire de Duka Environment Services

M. Fediuk recommande aux riverains de tondre leur pelouse, d'installer des moustiquaires et de chercher à supprimer toute forme d'eau stagnante qui peut se trouver dans des pneus, des bateaux ou des tas de bois afin de réduire les habitats larvaires.

Les moustiques ont besoin d'eau pour se développer. Le fait de drainer l'eau dans ces endroits réduira certainement les possibilités de développement des moustiques, affirme-t-il.

Avec les informations de Sissi de Flaviis

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