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Ottawa veut attirer les constructeurs japonais de véhicules électriques au pays

Une Nissan Leaf.

Mitsubishi, Nissan et Subaru sont dans la mire du ministre fédéral de l'Innovation.

Photo : Associated Press

La Presse canadienne

Le ministre de l'Innovation François-Philippe Champagne est au Japon où il tente de courtiser des constructeurs automobiles qui ne sont pas encore présents au Canada, comme Mitsubishi, Nissan et Subaru.

Le ministre dit vouloir convaincre ces entreprises que, dans un monde où les chaînes d'approvisionnement causent de sérieux maux de tête aux constructeurs, le Canada dispose d'une main-d'œuvre qualifiée, des matières premières nécessaires et de la stabilité qu'ils recherchent.

Le ministre Champagne affirme que la synergie entre les industries canadiennes de l'automobile et des mines pourrait permettre de convaincre davantage de constructeurs à s'installer au pays pour produire des véhicules électriques et les batteries qui les propulsent.

Il se plaît à répéter aux entreprises que la stabilité, la prévisibilité et la règle de droit sont en forte demande, mais que l'offre se fait rare.

Le Canada, un fournisseur de choix, selon le ministre

Au printemps dernier, des constructeurs automobiles et des fabricants de batteries ont annoncé des investissements de plus de 13 milliards de dollars au Canada, visant notamment la fabrication de pièces, de batteries, d'autobus et de voitures électriques.

Ces annonces prévoyaient aussi, dans certains cas, la conversion ou l'agrandissement d'usines existantes.

Bien que des rencontres soient aussi prévues avec les géants Honda et Toyota, qui sont déjà en voie de convertir leurs usines canadiennes pour produire des véhicules électriques, les discussions ne sont pas les mêmes, admet le ministre.

François-Philippe Champagne.

Le ministre fédéral de l'Innovation François-Philippe Champagne

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Si vous parlez à des gens qui ont déjà une présence établie au Canada, c'est différent parce qu'ils ont déjà des investissements, note-t-il.

M. Champagne affirme que les autres constructeurs recherchent trois éléments avant d'investir : le talent, l'écosystème et les ressources.

Quand vous mettez tout cela ensemble, le Canada devient un fournisseur de choix, estime le ministre.

Ce voyage au Japon fait suite à un précédent séjour en Europe, au printemps dernier, où M. Champagne a rencontré les constructeurs allemands, comme Volkswagen qui rivalise régulièrement avec Toyota pour le titre de plus grand constructeur du monde.

Le ministre prépare un autre voyage en Asie, qui devrait inclure la Corée du Sud, à l'automne.

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