•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La COVID-19 bouscule l’horaire de camps de jour de l'Est-du-Québec

Le terrain de soccer est complètement vide, un mardi après-midi.

Le camp de jour de Sept-Îles repousse son début de saison d'une semaine en raison de plusieurs cas de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

C'est le début de saison pour les camps de jour, mais déjà, la COVID-19 entend encore jouer les trouble-fêtes. Au Québec, plusieurs camps ont dû retarder ou même suspendre leurs activités. C'est le cas sur la Côte-Nord où l'ouverture du camp de jour de Sept-Îles a été retardée d'une semaine.

À ce camp de jour, 15 personnes au sein de l'équipe d'animation et d'encadrement sont actuellement positives au dépistage de la COVID-19.

Avec l'obligation de s'isoler pendant 5 jours, le manque de ressources a un impact sur l'encadrement et la sécurité des enfants. Dans ces conditions, la Ville de Sept-Îles a pris la décision de reporter l'ouverture du camp de jour, qui est finalement prévue lundi prochain.

Au total, ce sont donc près de 500 enfants qui n'ont pas pu se rendre au camp de jour de Sept-Îles cette semaine.

Cindy Hounsell est sur le terrain de soccer et sourit à la caméra.

La superviseure aux Services des loisirs et de la Culture à la Ville de Sept-Îles, Cindy Hounsell.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

« D'abord et avant tout pour la sécurité des enfants et du personnel. »

— Une citation de  Cindy Hounsell, superviseure aux Services des loisirs et de la Culture, Ville de Sept-Îles

La pénurie de main-d'œuvre fait en sorte qu'on n'a pas 30 moniteurs qui attendent en arrière dans la liste pour remplacer ceux qui sont en isolement. Donc la situation fait en sorte que rapidement on se retrouve à la solution d'annuler des activités, malheureusement, met de l'avant la superviseure aux Services des loisirs et de la Culture à la Ville de Sept-Îles, Cindy Hounsell.

La superviseure dit ne pas être inquiète pour la suite des choses et dit que plusieurs mesures sont mises en place pour l'ouverture du camp, comme le port du masque obligatoire pour le personnel ainsi que des espaces extérieurs pour permettre aux enfants de se laver les mains.

Le camp de Sept-Îles s'ajoute à deux autres camps du Québec qui ont aussi dû fermer leurs portes en raison de la COVID-19.

Plus calme ailleurs dans l'Est-du-Québec

Il n'y a pas d'autres fermetures de camps de jours ailleurs dans l'Est-du-Québec pour l'instant, mais les responsables restent vigilants.

Au Bas-Saint-Laurent, la gestionnaire au programme équipement communautaire pour la Ville de Rivière-du-Loup, Marie-Anne Caron, soutient qu'aucun cas de COVID-19 n'a été détecté dans les différents groupes pour l'instant.

Marie-Anne Caron se trouve dans un vestiaire rempli de sac-à-dos d'enfants et sourit à la caméra.

La gestionnaire au programme équipement communautaire pour la Ville de Rivière-du-Loup, Marie-Anne Caron.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

« Pour l'instant ça se passe bien à Rivière-du-Loup. Il n'y a pas de situations urgentes. »

— Une citation de  Marie-Anne Caron, gestionnaire au programme équipement communautaire, Ville de Rivière-du-Loup

C'est certain que c'est un stress, c'est certain qu'on ne souhaite pas que ça nous arrive et on n'est pas à l'abri que ça nous tombe sur la tête, précise la gestionnaire.

« Pour le moment, l'été commence très bien. »

— Une citation de  Anne Dionne, directrice des communications à la Ville de Matane

Les responsables de camps de jour se disent maintenant être habitués à gérer les risques ainsi qu'à avoir les bons réflexes pour agir lorsqu'une situation de contagion qui s'apparente à la COVID-19 se manifeste.

On a acquis de l'expérience, à ce niveau-là. On s'adapte, tout le monde est très solidaire à Matane. Je ne suis pas inquiète qu'on va trouver la solution, des compromis, tout en suivant les règles, soutient la directrice des communications à la Ville de Matane, Anne Dionne.

La santé publique bien aux faits

De son côté la santé publique dit suivre de près l'évolution des cas de COVID-19 au sein des camps de jours.

Elle recommande aux parents d'être attentifs et de tester leurs enfants s'ils présentent des symptômes avant de les envoyer au camp de jour.

Sur la Côte-Nord, la Direction de santé publique [régionale] est au courant et la situation est surveillée de près avec les responsables municipaux, indique par courriel le conseiller en communication au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord, Pascal Paradis.

L'Association des camps du Québec interpelle la santé publique

Pour sa part, l'Association des camps du Québec regrette qu'il n'y ait pas de mesures claires pour les camps. Selon l'organisme, certaines règles sanitaires pourraient être remises en place afin d'assurer le maintien des activités, que ce soit dans les camps de jour ou dans les camps de vacances.

Éric Beauchemin est assis dans son bureau.

Éric Beauchemin est directeur général de l'Association des camps de jour du Québec (archives).

Photo : Radio-Canada

Le directeur général de l'Association, Éric Beauchemin, explique que la situation était différente lors de la saison estivale précédente.

L'été dernier on avait des balises claires avec des obligations pour les camps. Ils devaient se conformer à certaines mesures sanitaires : la bulle par exemple, le masque dans certaines situations. On avait eu accès à des tests PCR pour les membres du personnel et les campeurs, expose Éric Beauchemin.

Cette année on est plus sur une base de recommandation comme en général dans la société, déplore-t-il.

La pénurie de main-d'œuvre joue également pour beaucoup, selon le directeur général.

« On est vraiment sur la ligne. Dès qu'on perd un joueur, c'est une capacité d'accueil qui est réduite. »

— Une citation de  Éric Beauchemin, directeur général de l'Association des camps du Québec

Éric Beauchemin renchérit que la COVID-19 était plutôt en dormance lors des deux derniers étés et que c'est donc la première fois que des camps doivent composer avec une hausse des cas depuis le début de la pandémie et la réouverture des camps.

L'Association a d'ailleurs interpellé la santé publique à ce sujet mardi. Elle s'attend à ce que le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, leur communique prochainement plusieurs recommandations.

Avec les informations de Perrine Bullant et Fabienne Tercaefs

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !