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Les maisons des aînés de l’Abitibi ne seront pas livrées dans les délais prévus

Le site de la future maison des aînés et alternatives de Rouyn-Noranda.

Le site de la future maison des aînés et alternatives de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Les maisons des aînés et alternatives (MDAA) de Rouyn-Noranda et de Val-d’Or n’ouvriront pas cet automne, tel que prévu initialement. Elles sont aux prises avec plusieurs problèmes, dont l’approvisionnement en équipements. Les coûts ont aussi augmenté de façon importante.

Radio-Canada a obtenu copie du suivi des projets d’infrastructures du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), déposé par la direction des services techniques et logistiques, lors de la réunion du conseil d’administration du 9 juin.

Maison de Rouyn-Noranda

Le document indique que le projet de maison des aînés et alternatives de Rouyn-Noranda « avance, mais que le retard augmente », au point où son ouverture est repoussée de l’automne 2022 à l’hiver 2023. Il est difficile pour le CISSS-AT de confirmer une date de mise en service.

Le budget prévu pour la maison de Rouyn-Noranda est de 60 millions de dollars. Le document révèle que plusieurs coûts se sont ajoutés, sans préciser à combien ils s’élèvent.

Maison de Val-d’Or

Le CISSS-AT soutient que le projet de maison des aînés et alternatives de Val-d’Or avance plus rapidement que celui de Rouyn-Noranda, mais accuse également un certain retard. L’ouverture prévue cet automne est reportée à janvier 2023.

Les coûts supplémentaires de construction sont moins importants qu’à Rouyn-Noranda.

Maison de Palmarolle

Avant même le début de sa construction, le document confirme également que l’ouverture de la maison des aînés de Palmarolle risque d’être retardée. Les manquements des maisons de Rouyn-Noranda et Val-d’Or ont toutefois permis de corriger les plans de conception de celle de Palmarolle, ce qui devrait entraîner moins de coûts supplémentaires.

Un risque bien réel

L’achat des équipements nécessaires aux maisons des aînés et alternatives de Rouyn-Noranda et de Val-d’Or est « critique », selon le CISSS-AT. L’organisation souligne que « le risque que du matériel ne soit pas livré pour l’ouverture est bien réel ».

Déploiement graduel

Le CISSS-AT a par ailleurs présenté aux différents syndicats, à la fin du mois d’avril, la manière dont il prévoit déployer les différents services une fois la construction des maisons des aînés terminée.

L’organisation compte ouvrir partiellement les maisons des aînés quand leur construction sera complétée, selon la Fédération interprofessionnelle de la santé de l'Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT).

« Le CISSS-AT nous a déjà approchés pour ouvrir partiellement les maisons. Donc, au lieu de les ouvrir à pleine capacité, soit 48 places, il ouvrirait seulement 24 places, étant donné qu’on n’a pas le personnel suffisant. »

— Une citation de  Jean-Sébastien Blais, président de la FIQ-SISSAT
Le président de la Fédération interprofessionnelle de la santé de l'Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais.

Le président de la Fédération interprofessionnelle de la santé de l'Abitibi-Témiscamingue (FIQ-SISSAT), Jean-Sébastien Blais.

Photo : Radio-Canada / Andrei Audet

Le président régional de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS), André Vaillancourt, est somme toute satisfait des orientations du CISSS-AT pour le déploiement du personnel.

Ç’a quand même du sens la façon que le CISSS-AT veut les organiser [les maisons des aînés et alternatives], de manière graduelle, à intégrer les gens avant que tout soit complété. Ils [les dirigeants du CISSS-AT] veulent acclimater le personnel et faire en sorte que ce soit le plus agréable et le plus attirant possible, considère-t-il.

Mouvement de personnel

La vice-présidente régionale pour la Fédération de la santé et des services sociaux affiliée à la CSN, Roxanne Brassard, est pour sa part inquiète d’un possible mouvement de professionnels de d’autres établissements vers les futures maisons des aînés.

Nous sommes conscients de ce que ça va apporter, mais en ce moment, avec la pénurie de personnel, je ne sais pas où ils vont aller chercher le personnel, soit pour combler le manque dans les maisons des aînés, soit pour le manque que ça va créer dans nos CHSLD et hôpitaux, fait-elle observer.

Une femme avec un micro.

Roxanne Brassard, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Le CISSS-AT n’a pas souhaité commenter les problèmes liés à la construction et la mise en service de ses futures maisons des aînés. L’organisation nous a redirigés vers la Société québécoise des infrastructures (SQI), qui supervise la construction des maisons, afin d’obtenir plus d’explications.

Dans un courriel, la SQI s’est contentée de mentionner que « les contextes mondiaux de surchauffe du marché, de problèmes dans la chaîne d’approvisionnement et de conflit en Ukraine impactent particulièrement les projets d’infrastructures des grandes administrations, et ce, au-delà du Québec ».

L'organisme gouvernemental a d'ailleurs toujours comme objectif que la construction des maisons des aînés de Rouyn-Noranda et Val-d'Or soit terminée cet automne.

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