•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Recherche de fournisseurs de services pour ajouter 150 lits en toxicomanie

La Saskatchewan veut élargir les services de traitement des dépendances.

Deux lits simples dans une chambre avec un bureau et une chaise.

La province souhaite ajouter au moins 150 lits au cours des trois prochaines années pour le traitement des toxicomanies. (archive)

Photo : CBC/Germain Wilson

Radio-Canada

L'Autorité sanitaire de la Saskatchewan (SHA) et le ministère de la Santé sont à la recherche d'organisations pouvant fournir des espaces de traitement des dépendances dans toute la province.

Un appel d'offres en ce sens a été publié lundi. L'objectif principal est de fournir au moins 150 lits supplémentaires au cours des trois prochaines années.

La priorité sera accordée aux fournisseurs de services qui obtiendront les meilleurs résultats, à ceux qui proposeront le plus grand nombre de lits dans les régions de la province où les besoins sont les plus grands et dans les zones à haut risque, indique la demande de propositions.

Le ministère de la Santé finance à l'heure actuelle 475 lits de prétraitement, de désintoxication, de traitement et de post-traitement dans la province, exploités par la SHA et d'autres organismes.

Des services de proximité

Selon l'appel d'offres, le fournisseur devra être en mesure d'offrir une gamme de services, notamment la gestion de la désintoxication et du sevrage.

Un élément clé sera la capacité à fournir aux patients des services de toxicomanie intégrés, holistiques, fondés sur des données probantes et non stigmatisantes.

« Nous voulons améliorer l'accès pour les résidents de la Saskatchewan qui font face aux défis associés aux dépendances. »

— Une citation de  Everett Hindley, ministre de la Santé mentale et des Dépendances

La province s’attend également à ce que le fournisseur propose un service de traitement des toxicomanies en milieu hospitalier et des services de rétablissement, tels que des espaces de pré et post-traitement dans les zones rurales et urbaines qui en ont besoin.

Le ministre de la Santé mentale et des Dépendances, Everett Hindley, se félicite de cette nouvelle étape qui vise, selon lui, à offrir un service de proximité à la population. S'attaquer au temps d'attente et à l'accès aux traitements et aux soutiens pour les troubles liés à la consommation de substances est une priorité pour notre gouvernement, indique-t-il.

Des organismes réclament un autre site de consommation supervisée

Les défenseurs des droits des patients estiment de leur côté que la province doit faire davantage pour prévenir les surdoses. D'après eux, les lits de traitement ne suffiront pas.

Selon eux, le gouvernement doit lutter également contre la hausse des décès par surdose dans la province et les lits de traitement ne sont pas la seule solution nécessaire. Ils réclament le financement d'un deuxième site de consommation supervisée, une mesure que la province n'a pas prévue dans son budget jusqu'à présent, déplorent-ils.

L'organisme Prairie Harm Reduction (PHR) gère le seul site de consommation supervisée de la province, situé à Saskatoon.

La directrice générale de PHR, Kayla DeMong, a déclaré à CBC/Radio-Canada en mars dernier que des centaines de personnes sont mortes par overdose dans cette province l'année dernière.

Cela va continuer à augmenter, déplorait-elle alors.

Le gouvernement reconnaît dans son appel d'offres que la surdose est une préoccupation. Les méfaits liés à l'alcool et aux drogues sont de plus en plus nombreux en Saskatchewan, et plus particulièrement le nombre de surdoses et de décès par surdose, écrit-il.

L'année dernière a été la pire de la province pour les surdoses enregistrées. Environ 365 décès confirmés sont liés à des surdoses en 2021 et 60 autres décès seraient liés à la consommation de drogue.

Avec les informations de Dayne Patterson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !