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Le Canada a ratifié les protocoles d’adhésion à l’OTAN de la Suède et de la Finlande

Justin Trudeau est assis et regarde vers sa gauche.

Le premier ministre Justin Trudeau était de passage dans la grande région de Toronto lorsque son cabinet a annoncé que le Canada devenait le premier membre de l'OTAN à signer le protocole d'adhésion de la Suède et de la Finlande.

Photo : La Presse canadienne / Tijana Martin

Le processus d'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN est entamé, et c'est le Canada qui a lancé le bal.

Aujourd’hui, le Canada est devenu le premier pays à ratifier les protocoles d’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN. Les deux pays franchissent ainsi une autre étape vers le statut de membre à part entière, a indiqué le cabinet du premier ministre Justin Trudeau par communiqué.

Les 29 autres pays membres lui ont rapidement emboîté le pas.

La Finlande et la Suède font donc un pas de plus vers l'adhésion au bloc occidental. Mais cet accord doit désormais être entériné par les parlementaires de chacun des pays membres de l'alliance.

Une procédure qui devrait prendre plusieurs mois, a tempéré le secrétaire général de l'organisation, Jens Stoltenberg. En point de presse, il a rappelé qu'il avait fallu 12 mois au dernier pays candidat, la Macédoine du Nord, afin d'obtenir toutes les approbations nécessaires pour rejoindre les rangs de l'Alliance.

Justin Trudeau a par ailleurs pressé ses homologues d'accélérer la cadence et d'entériner promptement les accords afin de limiter les possibilités d'ingérence de la part d'adversaires.

« En tant que membre fondateur de l’OTAN, le Canada souscrit toujours à la politique de la porte ouverte de l’OTAN pour tout pays européen en mesure de respecter les engagements et obligations des membres, comme protéger la démocratie et contribuer à la défense collective de l’Alliance. »

— Une citation de  Justin Trudeau

Les deux pays nordiques, traditionnellement neutres, ont soumis leur candidature à la mi-mai, pressés de trouver des alliés pour faire face à une possible poussée expansionniste de la Russie de Vladimir Poutine. Depuis l'entrée des troupes russes en Ukraine, les pays limitrophes craignent que le conflit ne traverse un jour leurs frontières.

L'ombre d'Erdogan

La balle est désormais dans le camp des parlementaires. Toutes les capitales des pays membres doivent donner leur accord, puisque l'unanimité est nécessaire pour ouvrir les portes de l'Alliance à de nouveaux membres.

Or, la Turquie continue de souffler le chaud et le froid.

Recep Tayyip Erdogan à un sommet de l'OTAN.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan estime que la Finlande et la Suède accueillent des « terroristes » du Parti des travailleurs du Kurdistan.

Photo : Reuters / Yves Herman

Lors du dernier sommet de l'OTAN à Madrid, le président turc Recep Tayyip Erdogan a conclu un accord avec la Suède et la Finlande pour que leurs candidatures aillent de l'avant, une entente qui contient certaines conditions. La Turquie exige entre autres l'extradition de militants kurdes, qu'elle compte juger sur son territoire sous des accusations de terrorisme.

Or, peu de temps après la conclusion de cet accord, M. Erdogan a de nouveau prévenu qu'Ankara pourrait bloquer le processus d'adhésion si les deux pays candidats ne se pliaient pas à ses demandes.

Avec les informations de Agence France-Presse

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