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« On n’exclut pas de fermer l’entreprise », affirme François Legault sur la Fonderie Horne

François Legault.

Le premier ministre du Québec, François Legault

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Le premier ministre François Legault réitère sa demande à la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda, propriété de Glencore, d’abaisser rapidement ses émissions d’arsenic et autres contaminants dans l’air.

Questionné sur le dossier en marge de la présentation de nouveaux candidats de la Coalition avenir Québec (CAQ), M. Legault n'a pas pris de détours.

« Ce qui est le plus important, c’est la santé et la sécurité des citoyens. Donc, soyons très clairs, s’il n’y a pas de plan déposé par l'entreprise pour diminuer les émissions à un niveau qui est sécuritaire pour la population, on n'exclut pas effectivement de fermer l’entreprise. »

— Une citation de  François Legault

Le premier ministre a répété ses propos quelques heures plus tard, en ajoutant : Ce que je comprends, c'est que l'entreprise est prête à investir, ils nous demandent de l'aide au gouvernement, donc il y a des discussions qui ont lieu. Mais de deux choses l'une : ou ils réduisent les émissions à un niveau qui respecte la santé des citoyens, ou malheureusement on devra fermer l'entreprise. Il n'y aura pas de compromis pour la santé des citoyens.

La Fonderie Horne travaille présentement sur le projet VELOX, une nouvelle technologie qui permettrait de diminuer les émissions de 10 à 40 %.

Nous avons pris acte des propos émis par le premier ministre. Nous ne souhaitons pas fermer la fonderie et ce n’est pas notre volonté car nous poursuivons la collaboration avec les autorités gouvernementales. Nous sommes engagés dans un processus de transformation majeure de nos installations, qui fera de cette fonderie de 95 ans l’une des plus modernes de l’industrie. Nous sommes déterminés à améliorer la situation en réduisant nos émissions. Nous sommes convaincus que ce que nous proposons permettra de répondre aux préoccupations exprimées, a indiqué par courriel Cindy Caouette, surintendante, communications et relations avec la communauté.

Les discussions se poursuivent également en vue du renouvellement de l’attestation d’assainissement de l’entreprise. L’attestation présentement en vigueur permet à Glencore d’émettre jusqu’à 33 fois plus d’arsenic dans l’air que la norme provinciale.

L’Ordre des chimistes préoccupé

De son côté, l’Ordre des chimistes du Québec se dit préoccupé par la gestion du dossier de la contamination de l’air par l’arsenic à Rouyn-Noranda.

Le retrait de Glencore, propriétaire de la Fonderie Horne, du comité de suivi de l'étude de biosurveillance menée en 2018 est aussi une source de préoccupation.

Cette étude a fait état d'une exposition 3,7 fois plus élevée à l’arsenic chez les jeunes enfants du quartier Notre-Dame, situé tout près de l'usine, que chez des enfants non exposés à une pollution de source industrielle semblable.

« On s’entend que c’est un cancérigène connu, donc, c’est certain qu’on se sent interpellés à ce niveau-là. On est interpellés aussi sur toute la procédure qui a été suivie, que ce soit au niveau de l'échantillonnage, l’analyse, l’interprétation des résultats, etc. Nous, on voudrait s’assurer que des chimistes compétents ont fait partie de ce groupe », indique le président de l'Ordre, Michel Alsayegh.

Une visite attendue

Le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, visite Rouyn-Noranda dès aujourd’hui (mardi). Il rencontrera le comité de biosurveillance en soirée, puis les représentants des médias mercredi matin.

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