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Rapport alarmant sur la violence dans les hôpitaux en Ontario

Une infirmière aux soins intensifs à l'Hôpital Humber River à Toronto.

Plus de la moitié des travailleurs d'hôpitaux disent que le niveau de violence a augmenté depuis le début de la pandémie, selon un sondage (archives).

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

Pas moins de 53 % des travailleurs hospitaliers en Ontario disent avoir été victimes d'une hausse de la violence (physique, verbale, sexuelle ou raciale) depuis le début de la pandémie, selon un sondage de leur syndicat.

Le sondage commandé par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a été mené du 17 au 24 mai dernier auprès de plus de 2300 employés des centres hospitaliers (infirmières, préposées et employés de soutien) un peu partout dans la province.

Plus de 80 % des répondants sont des femmes et plus du tiers sont racialisés.

Parmi les répondants :

  • 26 % affirment que le niveau de violence a beaucoup augmenté depuis le début de la pandémie, alors que 27 % soutiennent qu'il y a eu une légère hausse
  • 25 % des répondants disent être victimes de violence verbale, d'insultes ou d'intimidation par des patients ou leur famille chaque jour et 22 %, au moins chaque semaine
  • 14 % disent se faire bousculer, frapper ou lancer des objets chaque jour; 22 % racontent que ça leur arrive toutes les semaines
  • 11 % soutiennent qu'ils sont victimes de harcèlement sexuel chaque jour et 14 %, chaque semaine
  • 6 % racontent qu'ils subissent des attouchements tous les jours et 6 %, chaque semaine
  • 18 % des employés racialisés disent se faire harceler au sujet de leur origine chaque jour et 21 %, au moins une fois par semaine

Sharon Richer, secrétaire-trésorière du Conseil des syndicats d'hôpitaux de l'Ontario qui fait partie du SCFP, affirme qu'il n'est pas étonnant de voir autant de travailleurs de la santé quitter le milieu.

« C'est un environnement de travail toxique où des femmes sont frappées, agressées sexuellement et attaquées racialement par des centaines de personnes chaque jour. »

— Une citation de  Sharon Richer, représentante syndicale du SCFP
Sharon Richer au podium à un point de presse.

Sharon Richer du Conseil des syndicats d'hôpitaux de l'Ontario affirme que le gouvernement Ford fait fi du problème.

Photo : Chaîne de l'Assemblée législative de l'Ontario

La syndicaliste accuse le gouvernement ontarien d'avoir fermé les yeux sur ce problème qui dure depuis plusieurs années.

Selon elle, la pénurie de personnel et le plus grand nombre de patients insatisfaits qui y est lié sont des facteurs contribuant à la hausse de la violence à l'encontre des travailleurs.

Parmi les répondants, 48 % disent que leur employeur n'a fait aucune amélioration au cours de la dernière année pour mieux les protéger contre la violence.

Mme Richer réclame de meilleures protections pour les employés qui dénoncent les problèmes, une politique de tolérance zéro en matière de violence dans les hôpitaux et de meilleures indemnisations de la part de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail.

La marge d'erreur du sondage du SCFP, mené au téléphone par la firme Oraclepoll, est de ±2 %, 19 fois sur 20.

Le gouvernement Ford n'a pas commenté pour l'instant.

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