•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lorraine Richard affirme que les billets d’avion à 500 $ sont « de la poudre aux yeux »

Lorraine Richard parle au micro de Radio-Canada.

La députée Lorraine Richard aurait préféré que le gouvernement subventionne la Coopérative de transport régional du Québec (TREQ), plutôt que les transporteurs aériens actuels.

Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

Radio-Canada

Les billets à 500 $ qu’a mis en place le gouvernement de François Legault n'améliorent en rien le service sur la Côte-Nord, selon la députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard.

Retards, annulations et fréquence insuffisante des vols, les besoins réels de nos populations n’ont vraiment pas été considérés, se désole-t-elle. En particulier, les trajets offerts par les compagnies aériennes ne seraient pas adaptés aux nécessités vécues par les citoyens des régions, qu'elles soient professionnelles ou d'ordre médical.

« Le gouvernement de la CAQ a choisi d'offrir de la poudre aux yeux à ses citoyens. »

— Une citation de  La députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard.

Entre le 8 et le 29 juin dernier, 11 vols en partance de Sept-Îles ont été annulés et 10 ont bien décollé, d’après l’entreprise FlightAware. Pour ceux au départ de Montréal avec Sept-Îles comme destination, 12 ont été annulés et seulement 8 ont décollé, selon la même source. Le transport aérien est un frein à notre développement économique, affirme Mme Richard.

Un problème global

Si les politiques du gouvernement provincial en matière d’aviation ne fonctionnent pas, selon la députée, il faut bien comprendre que la crise que vit actuellement le milieu de l’avion est d’ampleur internationale. C’est du moins ce que souligne Mehran Ebrahimi, le directeur de l’Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile, à l’UQAM. Selon lui, la pénurie de pilotes et d’agents de bord était déjà observable avant 2020. La mise à pied massive d’employés de l’aviation durant la pandémie n’a fait qu’empirer les choses.

Où on est fautifs notamment, c’est que pendant la pandémie, le gouvernement fédéral n’a pas pensé à soutenir les aéroports et les compagnies aériennes pour qu’ils maintiennent leur personnel, suggère M. Ebrahimi.

« En raison de la pénurie de main-d'œuvre, les employés mis à pied n’ont pas eu de difficulté à se trouver un nouvel emploi. Ils sont désormais hors de portée de l’industrie de l’aviation. »

— Une citation de  Mehran Ebrahimi, directeur de l’Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile, à l’UQAM.

À court terme, selon M. Ebrahimi, annuler et reporter des vols est la seule solution pour soulager le réseau aérien, et les régions éloignées en paient le prix. En situation de crise, les compagnies aériennes priorisent généralement les vols les plus profitables, explique-t-il, et cela ne comprend pas ceux vers la Côte-Nord.

Mehran Ebrahimi directeur, Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile.

Mehran Ebrahimi, directeur de l'Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile.

Photo : Radio-Canada

Des régions particulièrement affectées

Selon la députée Lorraine Richard, ça n’a rien à voir avec ce qui se passe dans les aéroports de Montréal ou de Toronto. Selon elle, les problèmes qui touchent le transport aérien national et international ne tiennent pas la route en région. Allez-y aux aéroports de Baie-Comeau et de Sept-Îles, il ne manque pas de préposés aux bagages ou de personnes au comptoir! s'exclame-t-elle.

Elle aurait pour sa part aimé que le gouvernement ne subventionne pas les transporteurs aériens et qu’il accorde plutôt un prêt de 4 millions de dollars à une coopérative, fait-elle savoir par voie de communiqué.

La Coopérative de transport régional du Québec (TREQ) s’est posée comme alternative au modèle des compagnies aériennes déjà existantes. En février dernier, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, avait toutefois émis des bémols quant au plan d’affaires de la TREQ. Or, selon la députée, M. Fitzgibbon n'a jamais pris le temps d'observer le projet de la Coopérative comme tel. Il n'y a personne au gouvernement qui a voulu s'asseoir avec les gens des régions.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !