•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une clinique d’affirmation de genre à Charlottetown suscite beaucoup d’espoir

Un drapeau de la communauté transgenre.

La communauté transgenre de l'Î.-P.-É. peut fréquenter une clinique quelques mercredis par mois à Charlottetown.

Photo : Sarah Petz/CBC

Radio-Canada

Ses services sont encore en cours d’élaboration, mais une clinique d’affirmation de genre à Charlottetown fait déjà une énorme différence dans la vie des membres de la communauté trans de l’Île-du-Prince-Édouard.

Il y a beaucoup de joie dans cette clinique. C’est la joie qui suit le soulagement , a indiqué Bruce Davison, un travailleur social à la clinique.

« Qui ne veut pas faire partie d’un processus où les gens deviennent ce qu’ils sont censés être? »

— Une citation de  Bruce Davison, travailleur social

La clinique a été établie en février 2020 au Four Neighbourhoods Health Centre de Sherwood et est ouverte quelques mercredis par mois. Elle fournit non seulement des soins médicaux, mais aussi des soins sociaux, comme l’aide au changement de dénomination sociale pour les personnes en transition.

Des services pas couverts et trop coûteux

C’est le genre de soins que Jay Gallant, membre de la communauté transgenre et membre du comité directeur sur les soins axés sur l’égalité des genres de Santé Î.-P.-É, aurait aimé avoir.

« Pour ma part, j’ai eu de la difficulté à accéder à ces soins parce qu’il n’y avait pas vraiment quelque chose de bien établi à l’Île-du-Prince-Édouard en ce qui concerne les soins axés sur l’égalité entre les sexes, alors j’ai dû les demander à l’extérieur de l’île. »

— Une citation de  Jay Gallant, membre de la communauté transgenre et membre du comité directeur sur les soins axés sur l’égalité des sexes de Santé Î.-P.-É.

Il a raconté qu’il avait de la chance d’avoir un médecin de famille de soutien, mais certains services n’étaient pas couverts et étaient trop coûteux pour lui. En particulier, il a rencontré beaucoup de problèmes avec la chirurgie d’affirmation de genre.

Jay Gallant

Jay Gallant, membre de la communauté transgenre et membre du comité directeur sur les soins axés sur l’égalité des sexes de Santé Î.-P.-É.

Photo : Tom Steepe/CBC

La création de la clinique faisait partie d’un processus en trois étapes, qui comprenait l’établissement de la chirurgie d’affirmation de genre comme intervention assurée, et la création du comité directeur des soins d’affirmation de genre.

Bien que nous ayons toujours eu des cliniciens très coopératifs dans la province, nous savions que nous devions faire mieux dans ce domaine , a soutenu Bruce Davison.

Et le soutien n’est pas toujours suffisant, a-t-il continué.

Les fournisseurs de soins primaires n’ont peut-être pas les connaissances spécialisées nécessaires pour s’occuper des membres de la communauté trans. La clinique travaille non seulement à fournir des soins directs aux patients, mais aussi à établir des partenariats avec leurs fournisseurs de soins primaires.

Une route difficile

Jay Gallant est sorti du placard dans la trentaine, et sans soins d’affirmation de genre sur l’île, c’était un chemin sinueux.

Essayer de faire face à cette dysphorie de genre que beaucoup de personnes trans et non binaires ressentent à propos de leur corps est devenu si intense que j’ai effectivement développé un trouble alimentaire grave, atteste-t-il.

J’ai été hospitalisé pendant des années avec une anorexie intermittente, des blessures et, finalement, une tentative de suicide. L’effet psychologique d’être une personne de diverses identités de genre et de ne pas avoir accès à des soins opportuns d’affirmation de genre peut donc être très grave, ajoute-t-il.

La clinique continue de développer ses services aux jeunes.

Des patients âgés d’à peine 16 ans sont dirigés vers la clinique, mais on travaille encore à déterminer à quoi ressembleront leurs soins. Il comprendra un plan pour soutenir les familles des jeunes.

Le temps d’attente après l’aiguillage est d’un à trois mois, mais Jay Gallant a reconnu qu’il s’agit d’une énorme amélioration par rapport à la situation avant l’ouverture de la clinique.

Ce qui est si important, je pense, à propos de cette clinique, c’est l’espoir qu’elle apporte. Tant que les gens savent qu’il y a une lumière au bout du tunnel, qu’ils vont recevoir les soins dont ils ont besoin, qu’on s’occupe d’eux, ça leur donne de l’espoir. , fait-il part.

D’après un reportage de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !