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Un ex-agent des services secrets russes à la tête de Kherson occupée

Une femme promène un bébé dans un poussette. Un soldat lourdement armé les observe.

Une résidente de Kherson promène son bébé sous le regard d'un soldat russe.

Photo : La Presse canadienne / AP

Agence France-Presse

Un responsable russe issu des puissants services de sécurité (FSB) a pris la tête mardi du gouvernement de la région ukrainienne de Kherson, occupée par les forces russes.

Sergueï Elisseïev, jusqu'alors premier adjoint au chef du gouvernement de la région russe de Kaliningrad (Nord-Ouest), est devenu chef du gouvernement de la région de Kherson, a indiqué lundi soir sur Telegram Vladimir Saldo, qui dirige l'administration d'occupation russe.

Son gouvernement prend ses fonctions mardi, a-t-il ajouté.

Diplômé de l'Académie du FSB, M. Elisseïev, 51 ans, a servi au sein de ce service de sécurité à des fonctions non précisées, selon le site Internet de la région de Kaliningrad.

L'ancien député ukrainien passé du côté de Moscou, Alexeï Kovalev, qui a survécu fin juin à une tentative d'assassinat, a été nommé adjoint de M. Elisseïev pour les questions de l'agriculture.

La Russie est ici pour toujours, a-t-il déclaré.

Des gens regroupés autour de hérissons tchèques manifestent dans une rue.

Depuis le début de l'occupation russe, des citoyens de Kherson ont manifesté leur mécontentement, comme le montre cette photo prise le 18 mars. Plusieurs de ces manifestations ont été réprimées sans ménagements par les autorités prorusses.

Photo : La Presse canadienne / AP/Olexandr Chornyi

Depuis la prise de Kherson, Moscou mène une politique de russification : le rouble a été introduit, des passeports russes émis, une première banque russe y a ouvert ses portes fin juin, les voix critiques sont réprimées et l'activité économique est largement sous contrôle de l'administration d'occupation.

Notre     dossier Guerre en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine avait affirmé en lançant son offensive contre l'Ukraine que son pays ne l'occuperait pas.

Depuis, le Kremlin se borne à dire que les habitants choisiront leur avenir, laissant entendre ainsi être favorable à un référendum pour organiser une annexion, comme cela avait été le cas en Crimée.

Mais parallèlement, plusieurs attentats ont visé ces dernières semaines des représentants acquis au Kremlin dans les zones occupées, comme celui qui a visé Alexeï Kovalev.

Et les forces ukrainiennes sont repassées à l'offensive dans la région de Kherson et ont repris du terrain aux Russes.

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