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Des centaines de Néo-Écossais modifient leur genre après des changements législatifs

Shae Morse en camisole dehors.

Shae Morse a changé son marqueur de genre pour X en 2019.

Photo : Gracieuseté : Shae Morse

Radio-Canada

Le nombre de Néo-Écossais qui changent leurs marqueurs de sexe sur leur identification provinciale augmente.

Un peu plus de 700 Néo-Écossais ont été approuvés pour des changements entre le début de 2007 et mai de cette année.

Regarder ces documents avec le bon marqueur de genre est un véritable moment d'euphorie, lance Shae Morse, qui a changé son marqueur de genre en 2019.

Il est en fait assez difficile de décrire ce que cela fait, quand vous avez dû faire face à un marqueur de genre qui ne correspond pas à votre genre pour la majeure partie de votre vie.

Avant 2015, les Néo-Écossais devaient subir une chirurgie de confirmation du sexe et des lettres de deux professionnels de la santé pour faire passer leur marqueur de genre de F à M ou vice versa.

Il y avait de nombreux obstacles à la mise à jour de votre marqueur de genre, explique Allison Smith, qui a aidé à diriger les consultations communautaires sur les modifications de genre au service de statistique de l’état civil.

C’était une expérience intimidante à vivre, dit-elle.

Difficultés reflétées dans les statistiques

De 2007 jusqu'à la modification de la loi en 2015, seules 39 personnes ont réussi à changer leurs marqueurs de genre, une moyenne de 4,3 personnes par an.

Puis, en 2015, la province a abandonné la condition préalable à la chirurgie de confirmation du sexe et n'a exigé qu'une seule lettre de confirmation professionnelle.

L'année suivante, 131 personnes ont changé de désignation, avec une moyenne de 90,4 approbations par an jusqu'en 2019.

Un autoportrait à la plage.

Allison Smith a aidé à diriger des consultations avec des Néo-Écossais trans et non binaires qui ont mené aux réformes de la province.

Photo : Facebook/Allison Smith

Allison Smith dit que la ruée immédiate a confirmé ce qu'elle a entendu des personnes transgenres lors de ses consultations publiques.

Puis, il y a deux ans, en juillet 2019, le gouvernement provincial a réformé la Loi sur les statistiques de l'état civil une deuxième fois.

Il a éliminé l'exigence d'une approbation médicale en plus d’offrir le service gratuitement.

Parallèlement, la province a introduit un nouveau marqueur de genre : X. C'était le choix tout désigné pour Shae Morse.

J'ai l'impression que le X convient vraiment à qui je suis en tant que personne, donc ça marche bien pour moi, explique Shae Morse.

Les chiffres semblent faibles

Une psychologue qui travaille avec l’équipe de santé transsexuelle à l'hôpital IWK d’Halifax dit que seulement 709 changements d'identité semblent peu.

Ann Marie Joyce dit que des études menées en Europe du Nord indiquent que la population trans et non binaire représente environ un pour cent de la population, soit environ 10 000 personnes en Nouvelle-Écosse.

Un formulaire de recensement sur lequel on peut lire "homme" et "femme" en anglais.

Depuis mai 2021, les formulaires de recensement du Canada de propose plus uniquement les options de genre "homme" ou "femme", mais aussi "transgenre" ou "non-binaire".

Photo : Radio-Canada / Robert Short

En avril, Statistique Canada a révélé que la Nouvelle-Écosse avait la plus forte proportion de personnes au pays qui se sont identifiées comme trans ou non binaires lors du recensement de 2021.

Mais Allison Smith croit que d'autres obstacles législatifs doivent encore être supprimés pour faciliter le processus.

Elle propose de cesser de prendre les empreintes digitales lors du changement de nom et de ne plus obliger la publication de l'ancien et du nouveau nom légal d'une personne dans un journal de la province.

À son avis, les transgenres n'ont pas nécessairement envie de publiciser leur démarche souvent difficile.

Avec les informations de Jack Jullian de CBC

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