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Décès de Chantel Moore : le Conseil des femmes de l’APN demande des comptes

Martha Martin parle à un pupitre, la main sur le cœur, entourée d'autres personnes.

La mère de Chantel Moore, Martha Martin, a été soutenue par des membres du Conseil des femmes de l'Assemblée des Premières Nations, lundi, lors d'une conférence de presse à l'assemblée générale annuelle de l'APN à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Ka’nhehsí:io Deer/CBC

Radio-Canada

Deux ans après le décès de Chantel Moore, tuée par balle par la police au Nouveau-Brunswick lors d'un contrôle de bien-être, sa famille continue de demander justice et davantage d’actions. Ils ont fait entendre leurs voix lors d'une conférence de presse, lundi, à Vancouver.

Où allons-nous quand les personnes qui sont censées nous aider sont celles qui nous assassinent? a demandé la cheffe de la Première Nation Ocean Man, Connie Big Eagle, présidente du Conseil des femmes de l'Assemblée des Premières Nations (APN).

Nous devons trouver des solutions et nous devons être inclus dans ces solutions, a-t-elle ajouté.

Des chefs de partout au Canada se réunissent à Vancouver, cette semaine, pour l'assemblée générale annuelle de l’APN. Le Conseil des femmes de l'organisation, qui veille à ce que les préoccupations et les perspectives des femmes des Premières Nations éclairent le travail de l'APN, plaide pour une plus grande responsabilisation de la police et une plus grande justice pour la famille de Chantel Moore.

Autoportrait de Chantel Moore, une femme autochtone. Elle sourit à la caméra et elle est assise dans l'herbe.

Chantel Moore était âgée de 26 ans lors de son décès.

Photo : Facebook : Chantel Moore

Chantel Moore, membre de la Première Nation Tla-o-qui-aht, en Colombie-Britannique, a été tuée par balle par un policier d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick, le 4 juin 2020.

En mai, l'enquête du coroner du Nouveau-Brunswick a conclu que sa mort était un homicide. En 2021, la Commission de police du Nouveau-Brunswick a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves que l'agent avait enfreint le règlement du Code de déontologie professionnelle. Le Service des poursuites pénales du Nouveau-Brunswick a déclaré qu'il ne porterait pas d'accusation contre l'agent.

La famille de Chantel Moore considère qu'il n'y a pas eu de justice. Je n'irai nulle part. Je ne vais pas être réduite au silence, a déclaré Martha Martin, la mère de Chantel Moore.

« Je suis tellement fatiguée de voir recommandation après recommandation et nous ne voyons aucune action. Tant que je ne verrai pas d’action ferme, nous allons continuer à faire du bruit. »

— Une citation de  Martha Martin, mère de Chantel Moore

Le fils de Martha Martin est décédé par suicide alors qu'il était en garde à vue en 2020, cinq mois après la mort de Chantel Moore. Il y a eu plusieurs fusillades après, a déclaré Martha Martin.

Martha Martin demande l’aide du leadership de l'APN pour intervenir et commencer à élaborer des plans d'action.

Martha Martin regarde l'objectif.

Martha Martin souhaite voir des actions mises en place.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le Conseil des femmes de l'APN fait pression pour la mise en œuvre des 231 appels à la justice issus de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Deux projets de résolution seront présentés lors de l'assemblée générale cette semaine : soutenir la famille de Chantel Moore et la mise en œuvre des 231 appels à la justice, et soutenir le financement durable et la responsabilité de la mise en œuvre des appels.

Nous sommes ici en solidarité pour dire que Chantel ne sera pas oubliée, a déclaré la représentante de la Colombie-Britannique du Conseil des femmes, Louisa Housty-Jones. Nous devons continuer à faire pression pour que justice soit rendue à Chantel et à tous ceux qui ont été tués et maltraités par la police.

Avec les informations de Ka’nhehsí:io Deer

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