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Le gouvernement de la Saskatchewan à la recherche d’une plus grande autonomie provinciale

Un drapeau de la Saskatchewan, tenu par des habitants de la province.

Le Parti saskatchewanais se dit favorable à rencontrer un grand nombre de personnes pour discuter d'une éventuelle autonomie de la province.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Le Parti Saskatchewanais entame une tournée provinciale pour prendre le pouls de la population au sujet d'un projet d'autonomie provinciale face à Ottawa.

L’ancien député du Parti saskatchewanais Allan Kerpan fait partie des personnalités mandatées par le premier ministre Scott Moe pour mener des consultations portant sur la possibilité, pour la Saskatchewan, d'avoir plus d'autonomie par rapport à Ottawa.

Le premier ministre Scott Moe parle d'autonomie par rapport à Ottawa depuis un certain temps, dit-il. Il m'a demandé de faire le tour de la province pour connaître l'opinion de la population sur cette idée.

En entrevue à CBC, Allan Kerpan explique ceci : Le gouvernement provincial est d’avis que la province devrait avoir davantage à dire sur son avenir.

Le Parti saskatchewanais est prêt à rencontrer un grand nombre de personnes sur le sujet. Des réunions, en privé ou en groupe, se tiendront durant tout le mois de juillet et peut-être aussi en août. Pour le moment, deux rencontres ont déjà eu lieu dans le cadre de cette tournée.

Les résidents de la province qui souhaitent donner leur opinion peuvent contacter leur député local pour participer aux consultations.

Une autonomie pour mieux se développer

Selon Allan Kerpan, le gouvernement provincial souhaite obtenir une plus grande autonomie pour mieux défendre les intérêts de la province. L’autonomie de la Saskatchewan la rendra plus forte, affirme-t-il.

Je ne suis pas tenté par l'indépendance, plutôt par une certaine indépendance par rapport à Ottawa, précise-t-il. Ce qui ferait de la Saskatchewan, selon lui, une nation dans la nation.

Allan Kerpan estime que la province pourrait prendre plus facilement quelques décisions dans les domaines liés à l'économie, notamment en ce qui concerne les ressources naturelles et l'agriculture, sans passer par le fédéral.

Une provocation, selon un analyste politique

Le professeur émérite d’histoire de l’Université de Regina Stephen Kenny est perplexe devant les objectifs spécifiques et les critères scientifiques ayant poussé le Parti saskatchewanais à prendre une telle décision.

Ils veulent les mêmes choses et les mêmes droits que le Québec. Tout est très vague, estime-t-il.

« C’est un gouvernement avec Scott Moe qui s'en prend au gouvernement fédéral, et qui s'en prend directement au premier ministre Justin Trudeau. »

— Une citation de  Stephen Kenny, professeur émérite d’histoire de l’Université de Regina

Stephen Kenny assimile cette tournée à une provocation. C’est une tournée qui relève vraiment du parti pris. Ce sont des prédicateurs qui parlent dans leur propre paroisse.

Scott Moe les envoie spécifiquement dans les circonscriptions pour savoir comment ils peuvent faire pour se protéger contre les intrusions préjudiciables du gouvernement fédéral.

Avec les informations de Ted Deller et Geneviève Patterson

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