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Le microbiome à l’étude à l’UQAC

Deux personnes.

Simon Girard, professeur en génétique humaine à l’UQAC et Julie Boulbès, étudiante à la maîtrise en sciences cliniques et biomédicales à l'UQAC.

Photo : Radio-Canada / Béatrice Rooney

Radio-Canada

Des chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) travaillent sur un projet qui sort de l’ordinaire. Leur objectif est de récolter des données dans les selles de gens de la région pour pouvoir dresser un portrait génétique de la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le microbiome de notre intestin est composé de milliards de micro-organismes. Au fil des années, les chercheurs ont pu les lier à des problèmes de santé. Maintenant, le laboratoire Génopop de l'UQAC tente de de déterminer comment la génétique influence le microbiome.

On pourra avoir plus d'informations sur tout le phénomène derrière la transmission de certaines bactéries , soutient l’étudiante à la maîtrise en sciences cliniques et biomédicales, Julie Boulbès.

Pour arriver à leurs fins, les chercheurs iront récolter des échantillons de salive et de selles directement sur le terrain dans un véhicule adapté. Ils espèrent se rendre dans les festivals et dans d'autres rassemblements à l'été 2023.

C'est à la limite un projet qui se déplace dans votre salon. C'est un autre avantage parce que du caca, tout le monde fait caca. Alors ce n’est pas difficile de trouver nos ressources. Après ce sera juste d'enlever un peu le tabou , explique le professeur en génétique humaine à l’UQAC, Simon Girard.

L’étudiante Julie Boulbès précise que tout sera bien caché, anonyme, pour que les gens se sentent à l'aise et qu'ils aient envie de participer .

Démocratiser la science

Les chercheurs veulent aussi démocratiser la science avec leur projet.

On veut rendre le projet un peu plus accessible parce que la science c'est souvent caché. On est avec nos blouses blanches et personne ne sait ce qu'on fait , reconnaît Julie Boulbès.

Le professeur Simon Girard est très enthousiaste à l’idée de concrétiser ce projet de recherche.

On va sortir de l'université, aller voir les gens. On leur présente des choses qu'ils ne s'attendent pas à voir. Je pense que c'est une bonne façon d'ouvrir le dialogue sur un sujet qui touche tout le monde.

En attendant la collecte de données sur le terrain, l'équipe est tout de même à la recherche de participants. Il est possible de consulter le site web de Génopop pour avoir plus d'informations sur le sujet.

D’après le reportage de Béatrice Rooney

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