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« Aucune pression » pour lancer le train léger, dit le directeur municipal d’Ottawa

Le train léger d'Ottawa sur la ligne de la Confédération.

Le train léger d'Ottawa sur la ligne de la Confédération en juin 2022

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La Commission d’enquête sur le train léger sur rail d’Ottawa a entendu Steve Kanellakos, directeur municipal de la Ville d’Ottawa, lundi. Il soutient n’avoir subi aucune pression de la part du maire ou des élus du conseil de ville pour accélérer le lancement du train léger d’Ottawa.

Le procureur principal de la Commission, Me John Adair, a notamment demandé à M. Kanellakos pourquoi le conseil de ville n’avait pas été averti des résultats désastreux des essais tout juste avant le lancement du train léger, en septembre 2019.

Les essais sont un processus. [...] Il ne s’agit pas de savoir ce qu’il s’est passé une journée ou une semaine en particulier. Il s’agit plutôt de savoir si le système répond aux critères établis par le certificateur indépendant, le vérificateur de sécurité indépendant, les ingénieurs du Groupe de transport Rideau (GTR) et nos propres ingénieurs indépendants, c’est-à-dire que le système était assez sécuritaire pour être mis en service, a expliqué M. Kanellakos.

« [Informer les conseillers] chaque jour aurait placé le conseil dans une position périlleuse. Je ne les informais pas non plus lorsque le système fonctionnait bien. [...] Il s’agissait d’un exercice d’évaluation sur une période donnée, et non sur une base quotidienne. [...] Je n’ai pas peur de donner de mauvaises nouvelles au conseil municipal. »

— Une citation de  Steve Kanellakos, directeur municipal de la Ville d’Ottawa

L'avocat principal de la Commission a renchéri en se disant confus.

Dans les faits, le système n’a pas passé les tests. Il les a seulement passés parce que les critères d’évaluation avaient été assouplis, a rétorqué Me Adair.

Je ne suis pas d’accord avec ce commentaire. Le contrat permet aux parties de modifier les critères, s’est défendu M. Kanellakos. Nous nous trouvions parfaitement en règle avec les paramètres [du contrat] et les capacités des experts de faire des modifications à ces critères.

Aucun compromis sur la sécurité, selon M. Kanellakos

M. Kanellakos a assuré que le fait que le lancement du train léger ait déjà été retardé de plus d’un an n’avait pas été un facteur dans la prise de décision de mettre en fonction le train en septembre. Selon sa version, tout le monde à la Ville d’Ottawa avait la ferme intention d’attendre que le système soit entièrement prêt à fonctionner avant qu’il n’accueille des passagers.

Monsieur Kanellakos répond aux questions des journalistes.

Le directeur municipal d'Ottawa, Steve Kanellakos (archives)

Photo : Radio-Canada / Kate Porter

Au bout du compte, je me suis basé sur l’avis du certificateur indépendant et du vérificateur de sécurité indépendant afin qu’ils me donnent le certificat attestant de la bonne marche du système et de sa sécurité, a poursuivi M. Kanellakos, qui a martelé qu’aucun compromis n’avait été fait sur la sécurité du système de train léger, et ce, malgré les modifications aux critères d’évaluation.

Oui, nous étions sous pression. C’était embarrassant. Mais ça n’allait pas affecter ni influencer mon jugement quant à ce qu’il fallait faire. [...] Si nous n’avions pas obtenu l’approbation du certificateur indépendant et du vérificateur de sécurité indépendant, nous serions retournés devant le conseil de ville pour leur dire que nous n’allions pas mettre le système en service, a expliqué M. Kanellakos. Nous l’avions fait quatre fois auparavant.

Les audiences publiques de la Commission se poursuivent jusqu’à jeudi.

Avec les informations de Frédéric Pepin

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