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Grippe aviaire : un autre élevage touché à Valcartier

Des bébés dindons dans un élevage.

Le taux de mortalité du virus H5N1 chez les oiseaux est de 90 à 95 %, selon Pierre-Luc Leblanc, président des Éleveurs de volailles du Québec.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Un second élevage de Saint-Gabriel-de-Valcartier est touché par la grippe aviaire et, de l’aveu même du président des Éleveurs de volailles du Québec, Pierre-Luc Leblanc, les éleveurs sont sur un pied d’alerte.

Un texte de Louis-Simon Lapointe

La situation est critique. On a 85 bâtiments et une douzaine d’éleveurs à Saint-Gabriel-de-Valcartier à l’intérieur d’un rayon de 10 km, souligne Pierre-Luc Leblanc.

Il s’agit d’un deuxième cas déclaré en quelques jours seulement. Le 28 juin, un élevage de 4000 dindons était touché. Cette fois, c’est près de 10 000 volailles qui sont décédées.

Les éleveurs sont très inquiets de la situation et espèrent maîtriser l’épidémie de grippe aviaire avec de bonnes pratiques de biosécurité, mais l’insécurité est très grande en ce moment, indique le président des Éleveurs de volailles du Québec.

M. Leblanc constate que le virus est foudroyant.

« Pour le taux de mortalité, on s’approche du 100 %. C’est entre 90 et 95 %. C’est dévastateur pour ces belles fermes de la région de Valcartier. »

— Une citation de  Pierre-Luc Leblanc, président des Éleveurs de volailles du Québec

Les premiers cas de mortalité ont été remarqués en fin de journée vendredi et l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) les a confirmés dimanche.

Le virus se propage

C’est très contagieux. Le virus a pu voyager par les vents, car les élevages sont à 800 mètres de distance, ajoute le président des Éleveurs de volailles du Québec.

Le nouveau site touché compte quatre bâtiments et il y a de la mortalité dans l’un d'eux. Le sort des volailles dans les trois autres bâtiments est entre les mains de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, qui est présente jour et nuit pour épauler les éleveurs.

L'abattage pour consommation était prévu jeudi.

Pierre-Luc Leblanc craint pour les prochains jours.

On ne veut pas être prophète de malheur, mais si on est inquiet et anxieux, c’est parce qu’on pense qu’il pourrait y en avoir d’autres, rapporte-t-il.

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