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« C’est une catastrophe », la fermeture du palais de justice de Tracadie fait réagir

Le palais de justice de Tracadie

Le palais de justice de Tracadie, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Radio-Canada

L’annonce de la fermeture prochaine du palais de justice de Tracadie crée de vives réactions au Nouveau-Brunswick. Il s’agit du dernier palais de justice encore en fonction dans la Péninsule acadienne, depuis la fermeture de celui de Caraquet en janvier.

Le maire de Caraquet, Bernard Thériault, se dit très déçu de la nouvelle, mais pas surpris du tout.

C’est une catastrophe, dit-il. Une partie importante de la population du Nouveau-Brunswick — celle des la Péninsule — est privée d’un service efficace et fonctionnel de justice.

Bernard Thériault qualifie de ridicule la distance que devront parcourir les citoyens pour avoir accès à la justice.

Pour Bernard Thériault, le responsable de cette « catastrophe », c'est le juge en chef de la cour du Nouveau-Brunswick, Marco Cloutier. Je lui dis très haut, enlever votre toge monsieur le juge et placer vos culottes, et occuper vous des citoyens de la Péninsule acadienne que vous avez privés de services judiciaires, fustige le maire.

Bernard Thériault assit dans un bureau devant une grande fenêtre.

Bernard Thériault, maire de Caraquet.

Photo : Radio-Canada

Le Forum des maires de la Péninsule acadienne a unanimement décidé de déclencher un processus judiciaire qui demande une révision de la décision du gouvernement.

On ne lâche pas le morceau, vous pouvez être sûr, et le forum des maires va continuer sa bataille. On arrêtera lorsque les services judiciaires seront rétablis dans la Péninsule acadienne, dit Bernard Thériault.

L’association des juristes inquiète

Le directeur général de l’Association des juristes d’expression française du Nouveau-Brunswick (AJEFNB), Alexandre Vienneau, indique que la situation est aussi très préoccupante pour l’association et ses membres.

« Si le gouvernement espérait avec cette mesure rendre notre système de justice plus efficace et plus accessible, et bien à notre avis, il se leurre complètement. Ça va plutôt avoir un effet pervers, contraire. »

— Une citation de  Alexandre Vienneau, directeur général de l’Association des juristes d’expression française du N.-B.

Alexandre Vienneau souligne que le système de justice de la province est déjà engorgé, et que le transfert des dossiers de la Péninsule acadienne vers la circonscription de Bathurst n’aidera en rien la situation.

[Ça] va créer un surplus de dossiers qui sera déjà plus difficiles à gérer pour la cour, ce qui devrait, ultimement également, accentuer les temps d’attente, avance-t-il.

Alexandre Vienneau dans un studio de radio.

Le directeur général de l’Association des juristes d’expression française du Nouveau-Brunswick, Alexandre Vienneau.

Photo : Radio-Canada / Patrick Lacelle

Selon Alexandre Vienneau, les longues distances que devront parcourir les intervenants du système judiciaire engendreront aussi des coûts supplémentaires. Au final, qui va devoir payer pour cette facture-là ? Eh bien, c’est monsieur et madame tout le monde, clame-t-il.

L’AJEFNB a été approché par les avocats qui pilotent le dossier judiciaire enclenché par le Forum des maires de la Péninsule acadienne.

Alexandre Vienneau ne croit pas que l’AJEFNB interviendra directement dans le dossier. Ça reste à voir si les membres du CA en décideraient autrement, dit-il.

L’AJEFNB compte néanmoins donner son appui au Forum des maires de la Péninsule acadienne dans leurs démarches.

Avec les informations de Mario Mercier

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