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COVID-19 : accélération attendue de la transmission dans les prochaines semaines en C.-B.

Un membre du personnel soignant devant les urgences de l'Hôpital général de Vancouver.

Le nombre de personnes hospitalisées en raison de la COVID-19 est plutôt stable en ce moment, mais il pourrait augmenter à nouveau au cours des prochaines semaines.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Des experts en épidémiologie préviennent les Britanno-Colombiens qu’une « troisième vague » de COVID-19 due au variant Omicron du SRAS-CoV-2 risque de frapper la province au cours des prochaines semaines. Ses nouveaux sous-variants BA.4 et BA.5 en seraient responsables.

Selon les experts indépendants du BC COVID-19 Modelling Group, elle est déjà en train d’émerger, même s’il est difficile d'en prévoir la gravité.

Ce qui est certain, c’est que la troisième vague entraînée par [les sous-variants] BA.4 et BA.5 d’Omicron est là et que les niveaux de risques devraient encore augmenter au cours du prochain mois, écrit le groupe sur la plateforme Twitter.

Ces propos rappellent ceux de l’administratrice en chef de la santé publique fédérale.

Il est raisonnable de s’attendre à une hausse du nombre de cas au cours des prochaines semaines en raison d’une augmentation de la proportion des sous-variants BA.4 et BA.5, indiquait Theresa Tam dans une déclaration publiée en ligne jeudi dernier.

Ce n’est pas fini, déclare pour sa part le médecin spécialisé en épidémiologie et directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver, Brian Conway, qui se refuse à utiliser le terme de vague. Pour moi, on est passés à l’endémie.

Pas de dose de rappel pour 1,3 million de personnes

D'après le Dr Conway, il ne fait pas de doute que le vaccin protège moins bien contre les deux nouveaux sous-variants issus d’Omicron.

On espère qu'à l’automne nous aurons des vaccins ciblant ces nouveaux variants, dit-il. En attendant, on sait qu'il faut trois doses pour être protégé de façon raisonnable contre ceux-ci.

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, lors d'un point de presse.

Le ministre de la Santé, Adrian Dix, encourage les personnes ne l'ayant pas encore fait à recevoir leurs doses de rappel du vaccin contre la COVID-19.

Photo : Mike McArthur/ CBC

Selon le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique, Adrian Dix, 1,3 million de Britanno-Colombiens n’ont cependant toujours pas reçu cette dose de rappel. Il faut la recevoir maintenant, a-t-il conseillé à la population lundi lors d’un point de presse.

Pour l’instant, la province n’envisage pas d’imposer à nouveau des restrictions sanitaires comme celles levées en mars, dont l’obligation du port du masque dans les lieux intérieurs publics.

Aucune option n’est exclue, a toutefois précisé le ministre.

Système de santé fragile, abstention élevée

Questionné sur la capacité du système de santé à résister à une énième vague cet été, alors que les travailleurs sont épuisés et que de nombreux services dans la province doivent fermer sporadiquement en raison de pénuries de personnel, Adrian Dix répond qu'il est confiant.

« Je pense que oui, le système est prêt, même si cela va être difficile. »

— Une citation de  Adrian Dix, ministre de la Santé de la Colombie-Britannique

Le ministre a indiqué que plus de 16 000 employés étaient en congé maladie la semaine dernière, un nombre près de deux fois plus élevé que la normale, ce qui laisse envisager une transmission accrue de la COVID-19 dans la communauté.

Les autorités sanitaires ne communiquent plus aussi régulièrement qu’avant les données liées à la pandémie.

Chaque semaine, le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique rend public le nombre d’hospitalisations dues à la COVID-19, mais les autres informations sont publiées moins régulièrement.

En date du jeudi 30 juin, 273 personnes atteintes de la maladie recevaient des soins à l’hôpital, le même nombre que la semaine précédente, dont 32 aux soins intensifs.

Dix-sept personnes ont perdu la vie en raison de complications dues à la maladie entre le 19 et le 25 juin, d'après les dernières données disponibles.

Le nombre de nouvelles infections mesurées grâce au test PCR n’a pas été dévoilé depuis le 25 juin.

Cette donnée ne tient de toute façon pas compte de la vaste majorité des contaminations, qui sont détectées grâce à des tests antigéniques rapides effectués à la maison.

Avec des informations de Chloé Dioré de Périgny et Adjata Camara

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