•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le bureau du premier ministre : « La Fonderie Horne doit réduire ses émissions d’arsenic »

Un quartier résidentiel juste à côté d'une zone industrielle.

Au tour du Collège des médecins de commenter le dossier de l'arsenic dans l'air à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Au lendemain d’une sortie publique d’une cinquantaine de médecins de l’Abitibi-Témiscamingue qui demandent le respect des normes sur les contaminants atmosphériques à Rouyn-Noranda comme partout ailleurs au Québec, dont la norme de 3 nanogrammes maximum d'arsenic par mètre cube pour la Fonderie Horne, le Collège des médecins en a rajouté, affirmant que des mesures doivent être mises en place.

« Les données scientifiques sont claires. On doit rapidement mettre en place des mesures pour assurer une meilleure qualité de l’air. La santé des citoyens de Rouyn-Noranda est primordiale. »

— Une citation de  Le Collège des médecins sur la plateforme Twitter

Les données scientifiques sont claires (Nouvelle fenêtre).

Dans la lettre ouverte signée par les médecins de l’Abitibi-Témiscamingue, les professionnels de la santé demandent au premier ministre François Legault un retour aux mêmes normes que l’ensemble du Québec pour l’exposition aux contaminants atmosphériques.

La Dre Marie-Pier Lemieux, médecin de famille à Rouyn-Noranda et rédactrice de cette lettre ouverte, demande à Québec d'exiger de la Fonderie Horne le respect des normes québécoises sur les contaminants.

Ce qu'on veut, c'est atteindre la norme et les normes qui sont jugées sécuritaires par le ministère de l'Environnement et qui ne sont actuellement pas en vigueur à Rouyn-Noranda. La majorité des commentaires que je reçois, c'est des remerciements pour l'implication, puis d'avoir quelqu'un qui se lève pour porter cette voix-là parce que plusieurs de mes collègues sont inquiets, mentionnait la Dre Lemieux sur nos ondes ce matin (lundi).

Outre l’arsenic, plusieurs autres métaux lourds sont aussi rejetés dans l'air, dont le plomb et le cadmium.

Ces derniers jours, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer des actions plus rapides afin de réduire les émissions de polluants en raison des impacts sur la santé de population, mais également pour l'attractivité et l’économie régionale.

Des données publiées récemment indiquent que les taux de cancers du poumon et de maladies pulmonaires obstructives chroniques sont plus élevés à Rouyn-Noranda qu'ailleurs et que l'espérance de vie y est moins élevée.

Le directeur national de santé publique, le Dr Luc Boileau, sera à Rouyn-Noranda mardi afin de rencontrer le comité de biosurveillance pour lui présenter l'étude de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) sur les risques de cancer du poumon associés à l'arsenic. Le Dr Boileau rencontrera la presse mercredi matin, toujours à Rouyn-Noranda.

Le bureau du premier ministre : « La Fonderie Horne doit réduire ses émissions d'arsenic, c'est une évidence »

Interpellé sur le sujet, le bureau du premier ministre François Legault assure que la Fonderie Horne devra réduire ses émissions d'arsenic et que la santé publique et le ministère de l'Environnement ont rencontré l'entreprise.

Dans une réponse par courriel, le bureau du premier ministre mentionne que « le ministre Benoit Charette procède actuellement au processus de renouvellement du certificat d’attestation de la fonderie et c’est certain que les choses doivent changer ».

Le renouvellement de l'attestation d'assainissement en milieu industriel comprendra une nouvelle baisse des émissions, a-t-il été confirmé.

« Notre priorité est et demeurera la sécurité des citoyens. Nous n’excluons aucun scénario pour assurer le bien-être de la population. La concentration d’arsenic à la Fonderie Horne a déjà diminué grandement depuis notre arrivée au gouvernement, passant de plus de 200 ng/m3 en 2018 à 87 ng/m3 l’année dernière. Mais soyons clairs : c’est beaucoup trop élevé encore. La Fonderie Horne doit réduire ses émissions d’arsenic, c’est une évidence. La Santé publique et Benoit Charette ont déjà rencontré l’entreprise à plusieurs reprises et nous avons été clairs quant à nos attentes », écrit le bureau du premier ministre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !