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Métier : cueilleur professionnel

Une main s'apprête à cueillir des têtes de violon d'un petit plan.

Le métier de cueilleur professionnel implique d'aller à la découverte de ce que la nature a à offrir (archives).

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Radio-Canada

Cueillir et faire connaître ce que la nature a à offrir. Tel est le but de Stéphane Bouchard, un cueilleur professionnel qui vit de ce métier depuis quatre ans, dans le Kamouraska.

Il faut connaître les habitats pour savoir où on peut trouver notre produit. On cueille des plantes comestibles, médicinales, on peut aussi trouver des fruits, des baies, des fraises et des bleuets sauvages. La forêt est pleine de nourriture, dit-il.

Stéphane Bouchard cueille quelque 40 espèces de plantes et de fruits dans les bois, dont le thé du Labrador, le millepertuis et le sapin. Autant de végétaux que l'on peut cuisiner, distiller, infuser ou sécher pour ensuite les consommer.

Portrait de M. Bouchard

Stéphane Bouchard vit de son métier de cueilleur depuis quatre ans.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Moi j’ai tout le temps été en forêt depuis 30 ans. [...] À un moment donné j’ai connu des [Autochtones] je les voyais faire leurs mixages, leurs recettes, ça m’a intrigué, ils se soignaient avec ça et ils mangeaient avec ça. Ils appelaient ça "la pharmacie du bon Dieu" et je me suis mis à m’intéresser à ça, raconte-t-il.

Il déplore que ce savoir se soit en partie perdu avec le temps, et souhaite que la population se le réapproprie.

« On va à l’épicerie, tout est facile. [Il faut] prendre le temps d’aller chercher nos trucs en forêt, et puis les cuisiner et les apprêter à la manière qu’on veut. Se donner le droit de profiter de la nature, on a oublié ça un peu. »

— Une citation de  Stéphane Bouchard, cueilleur professionnel

M. Bouchard souhaite lui-même transmettre son savoir et former d'autres cueilleurs. Deux jeunes femmes marchent actuellement dans ses pas. Julia Roy, qui suit actuellement une formation en naturopathie est l'une d'elles. Elle s'intéresse notamment au pouvoir médicinal des plantes.

Trois personnes examinent un arbuste.

Stéphane Bouchard transmet ses connaissances à deux apprenties.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Ce sont des plantes médicinales qui sont très puissantes au niveau d’être anti-inflammatoire, autant au niveau de la peau que quand on prend en interne donc moi mon but c’est de transformer ça pour faire des produits, des médicaments, explique-t-elle.

Pour la maraîchère Marie-Aimée Pearce, cette formation permet d'approfondir sa connaissance des végétaux, comme l'épinette.

Je ne savais pas quand la récolter, je ne savais pas comment la récolter, à quel stade, comment la faire sécher, comment la transformer, indique-t-elle.

« C'est une expertise merveilleuse que j'aurais pris des années à atteindre toute seule.  »

— Une citation de  Marie-Andrée Pearce

Qui plus est, les deux cueilleuses en herbe apprennent aussi comment respecter la ressource et comment prendre uniquement la quantité dont elles ont besoin.

Deux jeunes femmes.

Marie-Aimée Pearce et Julia Roy

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Les Autochtones avaient cette approche-là et je trouve que c’est la seule façon de bien le faire pour que ce soit durable en fait, dit Mme Pearce.

D'après un reportage de Fabienne Tercaefs

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