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Saison mitigée pour les pêcheurs de crabe nord-côtiers

L’inflation a déjoué les espoirs initiaux des pêcheurs, dont les quotas ont tout de même augmenté.

Des crabes sont entassés dans une caisse.

Les pêcheurs de crabe connaissent une saison mitigée.

Photo : Radio-Canada / YVES LEVESQUE

Radio-Canada

L’heure est au bilan pour les pêcheurs de crabe des neiges nord-côtiers, alors que les transformateurs, eux, peinent à écouler les stocks.

Le directeur général de l'Office des pêcheurs de crabe des neiges de la zone 16, Jean-René Boucher, dresse un portrait mitigé de la saison durant laquelle les prix au débarquement ont chuté de 7,50 $ à 6 $ la livre.

« Le bilan financier est globalement positif, mais est loin de ce à quoi on s’attendait »

— Une citation de  Jean-René Boucher, directeur général de l'Office des pêcheurs de crabe des neiges de la zone 16

    Difficile pour les transformateurs

    Pour les transformateurs, la situation est moins rose. Dans les entrepôts locaux tout comme dans ceux de Boston, plus de 70 % du crabe seraient invendus, précise Jean-Paul Gagné, directeur général de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP). C’est anormal, normalement les américains commandent d’avance pour ne pas en manquer, assure-t-il.

    Des espoirs trompés par l’inflation

    L’embargo russe et la baisse de la population du crabe de l’Alaska laissaient entrevoir une saison faste pour les pêcheurs de l’Atlantique québécois. Selon Jean-René Boucher, l’industrie a de la difficulté à vendre les prises. Il soutient que l'inflation, qui serait en cause, a simultanément accéléré la pêche et ralenti les exportations.

    Jean-René Boucher.

    Jean-René Boucher, directeur général de l’Office des pêcheurs de crabe des neiges de la zone 16 explique que l’industrie a de la difficulté à vendre les prises.

    Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin

    La hausse du coût du pétrole a incité les pêcheurs à réduire leur temps en mer. Bien que la saison finisse le 10 juillet et que les quotas aient augmenté de 15,4 % par rapport à l’année passée à 2 251 tonnes, les pêcheurs ont levé leurs dernières cages dans la semaine du 21 juin. Des pêcheurs qui pouvaient des fois étirer leur quota pour accommoder leurs acheteurs, avec le coût du carburant, ne faisaient pas exprès pour pêcher le plus longtemps possible, explique M. Boucher.

    Cet empressement s’est toutefois buté à des exportations qui sont au ralenti. Le marché américain en particulier, qui compte pour 90 % des exportations du crabe des neiges, est particulièrement décevant.

    « Ça montre que le modèle de vente de nos industriels est peut-être passé date. »

    — Une citation de  Jean-René Boucher, directeur général de l'Office des pêcheurs de crabe des neiges de la zone16

    La situation actuelle pourrait être une bonne occasion pour réfléchir à l'industrie de la pêche du crabe des neiges. Ce serait peut-être le temps de regarder vers d’autres marchés, par exemple le marché européen, selon M. Boucher.

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