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L’arrivée au Canada de « chiens commerciaux » de plusieurs pays est interdite

Des chiens en cage.

Il ne sera plus possible d'importer des chiens en provenance de certains pays. (Archives)

Photo : Getty Images / DanBrandenburg

Radio-Canada

Le gouvernement canadien interdit l’arrivée de « chiens commerciaux » en provenance d’une centaine de pays. Le nouveau règlement entrera en vigueur le 28 septembre 2022 et vise à « réduire le risque d'introduction de la rage canine (rage causée par les virus de la variante canine) au Canada », peut-on lire dans un communiqué.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a annoncé ce nouveau règlement dans un communiqué publié le 28 juin.

Les chiens commerciaux peuvent comprendre, sans s'y limiter, les chiens destinés à la revente, à l'adoption, à la prise en charge, à la reproduction, aux spectacles ou aux expositions, à la recherche et à d'autres fins, peut-on y lire.

Les chiens en provenance de plus de 100 pays considérés comme à haut risque pour la rage du chien (Nouvelle fenêtre) ne pourront plus être importés, y ajoute-t-on.

L'importation de chiens commerciaux en provenance de ces pays pose un grave risque pour la santé publique des Canadiens, selon le communiqué.

Or, selon certains activistes, cette décision aura une incidence dévastatrice.

C'est une insulte

Jeffrey Beri, fondateur de No Dogs Left Behind, un organisme ontarien qui cherche à sauver des chiens d’un peu partout dans le monde, affirme que c’est un choc dévastateur pour les opérations de sauvetage.

Un portrait de Jeffrey Beri.

Jeffrey Beri est le fondateur de No Dogs Left Behind.

Photo : Radio-Canada

M. Beri affirme que son organisation participe à des opérations de sauvetage de chiens maltraités partout dans le monde. Par exemple, dit-il, elle a permis de sauver des chiens qui étaient destinés à être tués pour leur viande en Chine et à sauver des chiens abandonnés en Afghanistan.

Il ajoute que son organisation a permis l’arrivée de plus de 300 chiens au Canada depuis le début de l’année.

Selon lui, la décision du gouvernement canadien ferme la porte à des chiens qui ont survécu à l'industrie [de la viande].

Nous travaillons sans relâche pour sauver ces chiens. Le fait que [le gouvernement] prenne cette décision sans nous consulter, c’est une insulte, c’est une gifle, selon Krista Hiltz, bénévole pour No Dogs Left Behind.

M. Bari abonde dans ce sens. Nous savons quoi faire pour protéger les gens [contre la rage]. [...] J’applaudis le gouvernement canadien, qui prend des mesures pour protéger ses citoyens. Mais je crois qu’il est possible de trouver [un compromis]. Nous risquons nos vies pour sauver des vies. Ces chiens [qui viennent au Canada] sont d’une importance capitale pour notre mouvement.

Un homme et six chiens.

Jeffrey Bari joue avec des chiens qui ont été sauvés un peu partout au monde.

Photo : Radio-Canada

La directrice générale d’Animal Justice Canada, Camille Labchuk, aurait elle aussi aimé que le gouvernement consulte les organismes de protection des animaux avant de prendre sa décision. C’est une mesure inutile, trop radicale. Il y a des vaccins qui fonctionnent à 100 % pour prévenir la rage canine. On peut faire des tests, on peut faire des quarantaines, illustre-t-elle.

Mme Labchuk a d’ailleurs lancé une pétition pour demander au gouvernement de revenir sur sa décision.

Avec les informations d'Andreane Williams

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