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Le traumatisme vécu par les témoins de la fusillade de Saanich

Des ressources existent rappelle la police

Des fleurs déposées devant l'entrée d'une station de police

Des bouquets de fleurs ont été déposés devant le poste de police de Saanich, jeudi, en appui aux agents blessés.

Photo : (Susana Da Silva/CBC)

Radio-Canada

Près d’une semaine après la fusillade qui a mené à la mort de deux cambrioleurs et blessé six policiers, la police de Saanich a permis aux résidents de retourner sur ce qui était jusqu’ici toujours une scène de crime.

Pour des témoins, le souvenir des événements de mardi reste toutefois gravé dans leur mémoire.

Une balle est entrée dans notre buanderie, et c’était très terrifiant, raconte Edward Park, propriétaire de la buanderie juste en face de la banque.

Lorsque la fusillade a éclaté, Edward Park et ses employés se sont réfugiés au sol pour se protéger. La police a par la suite retrouvé une balle juste au-dessus d’eux.

Nous avons été très chanceux, dit-il. Edward Park est rapidement retourné au travail.

Peut-être que je suis un peu étrange, mais je dois retourner travailler, ajoute l'entrepreneur. Je pense que je peux surmonter ce genre de traumatisme.

Visage d'Edward Park

Edward Park, propriétaire de la buanderie Squeaky’s à Saanich, s’est caché avec ses employés lors de la fusillade du 28 juin entre les cambrioleurs et les forces de l'ordre.

Photo : (Susana Da Silva/CBC)

La police a identifié samedi des frères jumeaux de 22 ans, Mathew et Isaac Auchterlonie, comme étant les deux suspects tués à l’extérieur d’une succursale de la Banque de Montréal à Saanish. Six agents de police ont subi des blessures au cours de l’intervention.

Malgré le retrait de la police et un retour à la normale, les témoins d’incidents violents peuvent subir des effets à long terme et développer un trouble de stress post-traumatique.

Être victime d'un crime... est une expérience traumatisante qui peut produire des réactions physiques, émotionnelles et psychologiques que vous ne comprenez pas, indique le site Web de la province dans son guide de ressources pour les victimes. Il est important de savoir que chacun vit différemment les effets du crime.

Parmi les symptômes décrits, on note notamment des cauchemars ou des souvenirs des événements, de la panique, une difficulté à gérer ses émotions et une baisse de l’estime de soi.

Une journée pénible

En conférence de presse cette semaine, le chef de police de Saanich, Dean Duthie, a remercié les résidents pour leur compréhension et rappelé le caractère pénible de la journée.

Les événements défileront probablement encore et encore dans leur tête, a-t-il déclaré aux journalistes. À tous les clients et au personnel, sachez que la police de Saanich pense à vous et espère que vous aurez du soutien.

Le chef de police de Saanich a rappelé l’existence de services pour les victimes  (Nouvelle fenêtre)et les témoins d’actes criminels, notamment VictimLinkBC (Nouvelle fenêtre).

Avec des informations de CBC News

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