•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De plus en plus d’animaux de compagnie abandonnés

Un chat dans une cage dans une SPCA.

La SPCA constate que le taux d'abandons a grimpé pour revenir au niveau prépandémique.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

Comme chaque année, les animaux de compagnie sont des victimes collatérales du grand mouvement de déménagement au Québec le 1er juillet.

La Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) constate que le taux d'abandons, cette année, a grimpé pour revenir à un niveau prépandémique.

« Dans les trois derniers mois, 600 animaux ont été abandonnés et recueillis à la SPCA de Montréal. […] On a 115 animaux pour adoption. »

— Une citation de  Élise Desaulniers, directrice générale, SPCA de Montréal

Il s'agit d'un niveau comparable à celui de 2019. Cela avait pourtant ralenti pendant la pandémie, se désole Mme Desaulniers, en entrevue à RDI.

La pandémie a incité plusieurs personnes à adopter un animal de compagnie. Environ 200 000 animaux ont été achetés et adoptés par des familles 2021.

Certains maîtres n’ont pas la capacité physique et financière de s’occuper de leur animal, qui nécessite parfois des soins coûteux.

Mme Desaulniers précise que la SPCA reçoit beaucoup de chats, mais aussi des lapins et de petits animaux de compagnie comme des souris et des hamsters.

Souvent, ce sont des animaux qui ont pu être achetés sur un coup de tête, dit-elle.

Clause d’interdiction des animaux dans les baux

Beaucoup de gens sont contraints d’abandonner leur animal parce qu’ils peinent à trouver un appartement où les animaux de compagnie sont acceptés dans un contexte de crise de logement, explique Élise Desaulniers.

Seulement 4,7 % des logements du Québec acceptent des animaux de compagnie.

En Ontario, en France, il est interdit d’interdire les animaux dans les logements. Au Québec, les nouveaux baux résidentiels le permettent, indique la directrice générale de la SPCA de Montréal.

On a déposé, le mois dernier, une pétition à l’Assemblée nationale signée par 33 000 personnes pour interdire cette clause sur un bail, rappelle Mme Desaulniers, qui demande aux citoyens d'en faire un enjeu électoral afin de mettre fin à cette discrimination.

Elle les invite à se rendre sur le site de la SPCA, où il y a un outil pour faire pression sur son député à quelques semaines de la campagne électorale.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !