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La crise du logement se fait sentir à Gatineau

Un appartement.

À la fin de l’été, beaucoup de familles contactent Logemen’occupe parce qu’ils doivent inscrire leurs enfants à l’école et elles n’ont pas d’adresse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La crise du logement qui sévit partout au Québec et au Canada n’épargne pas Gatineau. Dans la région, au moins 40 ménages sont sans logis au lendemain du 1er juillet.

Selon les estimations de l’organisme Logemen’occupe, les chiffres réels sont probablement à la hausse.

Souvent, les familles parviennent à trouver diverses solutions pour l’été, en vivant chez des proches, dans des môtels ou terrains de camping. Des logements de dépannage sont aussi utilisés pour accueillir des gens sans logis pour quelques mois, parfois même jusqu’à un an.

Par contre, à la fin de l’été, beaucoup de familles contactent Logemen’occupe parce qu’ils doivent inscrire leurs enfants à l’école et elles n’ont pas d’adresse.

François Roy en entrevue.

François Roy, coordonnateur de Logemen’occupe

Photo : Radio-Canada

Il est évident que la crise du logement n’est pas un phénomène nouveau, comme le rappelle M. Roy. Le sujet revient dans l’actualité chaque année.

Il y a un phénomène plus pointu le 1er juillet, mais c’est malheureusement de mois en mois depuis 20 ans qu’on a des personnes et des familles sans logis. Pourquoi? Parce que les gouvernements provincial et fédéral n’ont pas suffisamment investi dans le véritable logement abordable, a résumé François Roy, coordonnateur de l’organisme Logemen’occupe.

Du côté de la Ville de Gatineau, le conseiller municipal Louis Sabourin est très impliqué dans le dossier.

Selon lui, on ne s’en sort pas si mal en ce lendemain de 1er juillet 2022 étant donné qu’il y a des solutions d’urgence. Donc les gens ne sont pas à la rue.

Cela dit, il n’en demeure pas moins que Louis Sabourin n’hésite pas à parler d’une crise. Il n’y a pas assez de logements, et le prix des loyers ne cesse d’augmenter. Cela crée forcément une combinaison complexe.

Un logement de dépannage.

Des logements de dépannage sont aussi utilisés pour accueillir des gens sans logis pour quelques mois.

Photo : Radio-Canada

En guise de solution, bon nombre d’intervenants proposent de mieux réguler le secteur privé. Ici, il est question par exemple des Airbnb, ces propriétés servant aux hébergements temporaires.

Est-ce qu’on permet des Airbnb? Il y en a 25 000 au Québec. Il y a des gens qui ne sont pas logés à cause de cela. Est-ce qu’on peut encadrer les Airbnb à Gatineau comme on le fait déjà ailleurs au Québec? a laissé entendre Louis Sabourin.

Les intervenants du milieu souhaitent que les choses changent en 2022. Étant donné qu’il s’agit d’une année électorale, il faudra voir si la crise du logement s’invitera dans la campagne et dans les promesses des différents partis avant que les Québécois soient appelés aux urnes le 3 octobre.

Avec les informations de Fiona Collienne

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