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La Cour suprême du Texas bloque une ordonnance qui permettait la reprise des avortements

 Le procureur général du Texas, Ken Paxton.

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a demandé au plus haut tribunal de l'État de bloquer l'ordonnance qui permettait certains avortements.

Photo : Getty Images / Drew Angerer

La Presse canadienne

La Cour suprême du Texas a bloqué une ordonnance d'un tribunal inférieur qui avait donné à certaines cliniques d'avortement la confiance nécessaire pour reprendre les avortements.

La décision rendue vendredi soir par le plus haut tribunal de l'État survient quelques jours seulement après que certains prestataires d'avortements se sont précipités pour reprendre les services.

Une ordonnance d'un tribunal rendue cette semaine par un juge de Houston avait rassuré certains médecins sur le fait qu'ils pouvaient reprendre temporairement les avortements jusqu'à six semaines de grossesse.

Auparavant, les médecins avaient cessé de pratiquer des avortements dans l'État après que la Cour suprême des États-Unis eut annulé l'arrêt Roe c. Wade et mis fin au droit fédéral à l'avortement, le 24 juin.

Neuf juges républicains

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a rapidement demandé à la plus haute cour de l'État, qui compte neuf juges républicains, de suspendre temporairement cette ordonnance.

Les cliniques d'avortement dans tout le pays ont du mal à naviguer dans le paysage juridique en évolution autour des lois et de l'accès à l'avortement.

En Floride, une loi qui interdit les avortements après 15 semaines est entrée en vigueur vendredi, le lendemain du jour où un juge l'a qualifiée de violation de la Constitution de l'État et a déclaré qu'il signerait une ordonnance afin de bloquer temporairement cette loi la semaine prochaine.

L'interdiction pourrait avoir des conséquences plus larges dans le sud, où la Floride a un accès moins restreint à ce type d'intervention que ses voisins.

Perspective de poursuites pour les femmes

Le droit à l'avortement a été perdu et retrouvé en l'espace de quelques jours dans le Kentucky.

Une loi qui imposait une interdiction quasi totale des avortements est automatiquement entrée en vigueur vendredi dernier, mais un juge l'a bloquée jeudi, ce qui signifie que les deux seuls prestataires d'avortements de l'État peuvent recommencer à voir des patients, pour l'instant du moins.

Il est presque certain que les querelles juridiques continueront de semer le chaos pour les personnes qui chercheront à se faire avorter aux États-Unis dans un avenir proche avec des décisions de justice qui bouleversent l'accès à tout moment et un afflux de nouvelles patientes en provenance d'autres États.

Même lorsque les femmes voyagent en dehors des États où l'avortement est interdit, elles peuvent avoir moins d'options pour mettre fin à leur grossesse, car la perspective de poursuites les suit.

Pilule abortive

L'organisme Planned Parenthood of Montana a cessé cette semaine d'offrir des avortements médicamenteux aux patientes qui vivent dans des États où l'avortement est interdit afin de minimiser les risques potentiels pour les prestataires, pour le personnel des centres de santé et pour les patientes devant un paysage [juridique] en évolution rapide.

L'organisme Planned Parenthood North Central States, qui propose ce type d'intervention dans le Minnesota, l'Iowa et le Nebraska, a dit à ses patientes qu'elles doivent prendre les deux pilules dans un État qui autorise les avortements.

L'utilisation de pilules abortives est la méthode la plus courante pour mettre fin à une grossesse depuis 2000, lorsque la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé la mifépristone, le principal médicament utilisé dans les avortements médicamenteux.

Pris avec du misoprostol, un médicament qui provoque des crampes qui vident l'utérus, il constitue la pilule abortive.

Le Dakota du Sud et l'Alabama resserrent leurs lois

L'accès aux pilules abortives est devenu une bataille clé dans le droit à l'avortement, l'administration du président Joe Biden se préparant à faire valoir que les États ne peuvent pas interdire un médicament qui a reçu l'approbation de la FDA.

Une loi du Dakota du Sud entrée en vigueur vendredi menace d'une peine criminelle toute personne qui prescrit des médicaments pour un avortement sans un permis du South Dakota Board of Medical and Osteopathic Examiners.

En Alabama, le bureau du procureur général Steve Marshall a indiqué qu'il vérifiait si des personnes ou des groupes pourraient être poursuivis pour avoir aidé des femmes à financer et à se rendre à des rendez-vous d'avortement à l'extérieur de l'État.

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