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Deux jeunes manitobains créent un organisme pour aider des étudiants étrangers

Un homme et une femme sourient.

Akhil Damodharan et Khushi Kalra, deux étudiants manitobains constatent la difficulté des étudiants étrangers à pouvoir s'intégrer facilement.

Photo : Photo soumise par Khushi Kalra

Radio-Canada

Deux jeunes manitobains ont créé un organisme sans but lucratif afin d'accompagner les étudiants étrangers et leur permettre de saisir des opportunités dans la province.

Akhil Damodharan et Khushi Kalra, tous des étudiants d'origine indienne, ont immigré au Canada lorsqu’ils étaient enfants. 

Ils disent avoir observé que les étudiants étrangers de niveau postsecondaire contribuent chaque année pour près de 400 millions de dollars à l’économie du Manitoba. Malgré cela, disent-ils, leur quotidien est loin d’être facile.

Nous avons vu que les immigrants qui arrivaient dans ce pays étaient traités de manière injuste, soutient Akhil Damodharan en entrevue samedi à CBC.

C’est pour leur faciliter la tâche dans certaines démarches qu’ils ont lancé l’organisme Rey, un nom inspiré par le héros de Star Wars, selon Kalra, et qui suggère l'idée de la résilience.

Ils devaient faire trois, quatre, cinq démarches supplémentaires pour obtenir ce qu'ils avaient besoin de faire, ce d'autant plus que l'entrée à l'université nécessite une démarche supplémentaire […] ou un coût supplémentaire.

L’organisme souhaite fournir aux étudiants étrangers des ressources juridiques, médicales ainsi qu'une aide pour la rédaction de CV et les entretiens d'embauche.

À travers la plateforme, il est aussi question d'aider les étudiants à trouver un travail à temps partiel, à leur organiser des rencontres avec des employeurs potentiels, explique M. Damodharan. Le but est aussi de mettre en relation des personnes ayant une maison à louer avec des étudiants qui ont besoin d'un logement.

Mme Kalra, indique que ses parents ont immigré au Canada pour lui éviter de payer les frais de scolarité élevés imposés aux étudiants étrangers. Elle se dit alors sensible aux difficultés financières auxquelles font face plusieurs étudiants étrangers au Manitoba. 

[Les étudiants étrangers] doivent généralement payer un nombre incroyable de frais, souligne-t-elle.

En plus des études, plusieurs étudiants travaillent, pour ne pas avoir à demander de l'argent à leurs parents, ajoute-t-elle

Seul bémol, ils ne peuvent travailler que 20 heures par semaine, ce qui est insuffisant, juge-t-elle.

Une autre partie du problème, selon Mme Kalra, est la non-reconnaissance des diplômes de nombreux immigrants au Canada.

Ils ont investi cette quantité de travail et d'argent, puis ils ont déménagé dans ce pays pour de meilleures opportunités, mais on se retrouve à travailler dans des épiceries.

Akhil Damodharan souhaite que davantage de politiques soient mises en place pour donner aux immigrants des chances égales en matière d'éducation et d'emploi, ainsi que de l'aide pour devenir résident permanent ou citoyen.

Les deux étudiants disent qu'ils sont motivés à aider les étudiants étrangers, même s'ils étudient et travaillent eux-mêmes. 

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