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Voyager coûte que coûte malgré le prix de l’essence

Vincent Ozenne, avec sa casquette et ses lunettes de solei, devant l'affiche du centre du Canada.

Conduire à travers le Canada et les États-Unis : pour le Français Vincent Ozenne, c’est un rêve qui devient réalité en dépit du prix de l’essence. S’arrêter où se trouve le centre longitudinal du Canada, le long de la route Transcanadienne lui a permis de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de constater à quel point l’essence se vend beaucoup plus cher qu’il avait prévu.

Photo : Radio-Canada / CBC

Radio-Canada

L’inflation ne vient pas toujours mettre un frein aux projets de vacances estivales des Canadiens et des touristes, mais ceux qui voyagent constatent tout de même que le prix de l’essence met à mal leur porte-monnaie.

Marina Furlani s’est arrêtée avec sa famille au parc du Centre longitudinal du Canada, situé à l’est de Winnipeg, le long de la route Transcanadienne. Comme le font plusieurs personnes, elle a pris une photo devant l’affiche rappelant aux voyageurs qu’ils se trouvent au beau milieu du pays.

Parties de Montréal, sa famille et elle sont en route pour Edmonton à bord d’un VUS et d’un camion U-Haul. Marina Furlani dit qu’elle doit faire le plein des deux véhicules aux trois heures.

On essaie de trouver les prix de l’essence les plus bas, dit-elle, mais c’est difficile. Ça coûte beaucoup plus cher que prévu.

Marina Furlani prend un égoportrait.

Marina Furlani prend un égoportrait devant l'affiche du centre longitudinal du Canada.

Photo : Radio-Canada / CBC

Elle se console en se disant qu’elle se dirige vers l’ouest, où l'essence coûte un peu moins cher. Selon l'Association canadienne des automobilistes (CAA), le litre se vendait en moyenne 1,88 $ en Alberta au début de la longue fin de semaine, contre 2,12 $ au Québec.

Un camion de déménagement.

Marina Furlani déménage à Edmonton avec sa famille. Ils font le voyage à bord de deux véhicules, dont ce camion.

Photo : Radio-Canada / CBC

Ça soulage un peu, ajoute Marina Furlani, mais ça n’a pas un si grand impact : ça nous coûte encore assez cher.

Partis de Toronto, Kelly Baranieski et sa famille ont monté à bord de deux voitures et se sont mis en route pour visiter leur parenté. Ils prévoient un arrêt à Winnipeg, un autre dans le nord de la Saskatchewan, puis ont l'intention de se diriger vers Canmore et Waterton en Alberta avant de faire le voyage de retour.

Nous avons de la famille partout dans les Prairies, et c’est important pour nous que nos enfants les voient en personne, surtout que notre parenté prend de l’âge et que toutes sortes de choses se sont produites avec la COVID-19, dit-elle.

Elle dit que faire le plein d’essence coûte 130 $ par voiture, et que si ces dépenses comptent, ce n’est pas suffisant pour ne pas faire le voyage.

Ce n’est pas un voyage d’agrément, explique-t-elle. Bien entendu, nous aurons du plaisir, mais nous le faisons d'abord pour voir notre famille.

Le prix moyen du litre d’essence au pays était de 2 $ la semaine dernière selon CAA.

Dans le sud de l'Ontario, CAA a récemment demandé à ses membres quel effet le prix de l'essence aurait sur leurs vacances.

L’abordabilité est le facteur qui vient en premier, dit la porte-parole de CAA pour la région, Kaitlynn Furse. Quand l’essence atteint 2 $ le litre, les gens disent qu’ils feront moins de promenades en voiture.

Selon la présidente-directrice générale de l’Association de l’industrie touristique du Canada, Beth Potter, l’organisme a vu une réelle recrudescence des demandes de visiteurs qui veulent sortir et explorer le pays avec la fin des mesures sanitaires imposées par la COVID-19.

Mais les voyageurs pourraient maintenant vouloir réduire le nombre de sorties prévues ou aller moins loin que prévu.

Nous surveillons ce qui pourrait être à la baisse cet été, ajoute-t-elle.

Quel que soit le prix à payer, Vincent Ozenne est déterminé à poursuivre sa route. Pour ce Français, traverser le Canada et les États-Unis en voiture est un vieux rêve qu’il est heureux de réaliser.

La petite autocaravane stationnée au centre longitudinal du Canada.

L'autocaravane de Vincent Ozenne a fait en bateau le voyage de la Belgique à Halifax, point de départ de son escapade sur les routes du Canada et des États-Unis.

Photo : Radio-Canada / CBC

Il a mis son autocaravane sur un bateau en Belgique et l’a récupérée à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Quand il a pris cette décision, le litre d’essence coûtait moins cher au Canada qu’en Europe. Mais ce n’est plus le cas maintenant.

Je suis arrivé à Halifax et le prix a doublé en une semaine, dit-il. C’est un vrai problème parce que j'ai dû éliminer certains trajets que je voulais faire.

Et vous me trouvez ici au beau milieu du Canada, ajoute-t-il. Je n’ai pas suffisamment de mots en anglais [la langue dans laquelle l'entrevue a été menée - NDLR] pour exprimer ce que je ressens. C’est un pays magnifique et les gens sont fantastiques.

Avec les informations de Bryce Hoye, CBC

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