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Autoriser les petits campements pour sans-abri coûterait trop cher à Edmonton

Un campement de sans-abri.

La population des sans-abri d'Edmonton a presque doublé pendant la pandémie, selon les estimations de Homeward Trust, un organisme de lutte contre l’itinérance à Edmonton.

Photo : Radio-Canada / Travis McEwan

Radio-Canada

Autoriser la mise en place de petits campements pour une soixantaine de sans-abri à Edmonton coûterait trop, selon deux conseillers municipaux.

Le conseil municipal avait mandaté l’administration, il y a deux semaines, de lui fournir ses recommandations, ainsi que les coûts potentiels liés à un tel projet. L’administration lui fournira ses conclusions sur ce dossier lundi.

Néanmoins, dans un rapport écrit, elle estime une facture de 2,1 millions de dollars pour l’établissement et la gestion de trois petits campements entre début août et fin octobre.

La conseillère Anne Stevenson, qui a proposé initialement cette motion dirigée à l'administration, s’est dite surprise par un tel coût : Ce n’est pas un sage investissement de nos fonds. Cela n’a pas de sens d’investir autant sur trois mois pour quelque chose qui n’est pas la solution ou le résultat préféré.

Le conseiller municipal Tim Cartmell est du même avis : C’est une solution de fortune. Ce n’est pas une approche permanente. Je ne pense pas que cela mérite un investissement au fil du temps.

Le rapport de l'administration attendu lundi va aussi fournir des informations sur les coûts de mesures plus permanentes afin de lutter contre l’itinérance à Edmonton.

Une opération géré par Boyle Street

L’administration a demandé aux services communautaires de Boyle Street de lui soumettre une estimation des coûts. L’organisme sans but lucratif souhaite superviser ces campements autorisés et propose trois sites en ville.

Chacun de ces sites pourrait accueillir 20 personnes avec des tentes et des lits de camp.

Ces campements seraient entourés d’une clôture. Deux repas par jour y seraient servis, en plus d’offrir de l’eau potable, des tables à pique-nique, des toilettes et un endroit où entreposer ses effets personnels.

Des services de sécurité privés seraient embauchés ainsi que du personnel supplémentaire, comme des travailleurs de soutien, une équipe de nettoyage et de prévention de surdose.

D'autres pistes sont aussi étudiées

Le personnel de la Ville ne recommande pas l'exécution de ce projet pilote. Le manque de temps, un coût opérationnel élevé et l’impact possible de ces campements sur les quartiers dans lesquels ils se trouvent sont quelques-unes des réticences de la Ville.

L’administration municipale souligne les avantages de ces campements. Par exemple, les clients bénéficieraient de plus de sécurité et d’intimité et augmenteraient leur chance de transitionner vers un logement permanent avec l’aide des travailleurs sur place.

Trois organismes à but non lucratif ont également proposé un projet pour abriter 140 personnes dans des roulottes. Le coût annuel de cette initiative serait de 10,6 millions de dollars par an, excluant le coût de location des roulottes et des fournisseurs de services.

La piste des minimaisons est également étudiée, mais le coût de soixante unités préfabriquées peut atteindre 6 millions de dollars.

Avec les informations de Janice Johnston

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