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Des manifestants à Winnipeg appellent à mettre la mémoire au centre du 1er juillet

Des manifestants à l'emplacement où se trouvait la statue de la reine Victoria le 1er juillet 2022 à Winnipeg.

Des manifestants à l'emplacement où se trouvait la statue de la reine Victoria à Winnipeg.

Photo :  CBC / Sam Samson

Radio-Canada

Des centaines de personnes vêtues de chemises orange ont pris part vendredi soir au centre-ville de Winnipeg à un rassemblement qui appelle à annuler la célébration de la fête du Canada pour des actions à la mémoire des enfants autochtones morts dans les pensionnats.

La foule a quitté l'intersection de l'avenue Portage et de la rue Main vers 17 h pour se rendre sur le terrain situé à l'extérieur du Palais législatif du Manitoba.

Il s’agit de la deuxième année consécutive où un rassemblement du genre a lieu à Winnipeg à l’occasion de la fête du Canada.

Des personnes en chandails orange avec des tambour tiennent des fumigènes le 1er juillet 2022 à Winnipeg.

Des personnes ont manifesté dans les rues du centre-ville de Winnipeg vendredi avant de se rendre à l'extérieur du Palais législatif du Manitoba.

Photo :  CBC / Stephanie Cram

Le 1er juillet 2021, les statues des reines Victoria et Élisabeth II ont été renversées lors d'un rassemblement. 

D’ailleurs, la statue de la reine Victoria, renversée et décapitée, a été récemment jugée irréparable par le gouvernement provincial et ne sera pas restaurée.

Appel au changement

Yellowwing Kannon, un survivant de la rafle des années 60 a déclaré que le rassemblement de cette année s'inscrit dans la continuité des manifestations de juillet 2021.

Pendant que le reste de la nation fait son truc, nous célébrons notre résilience contre le génocide.

Jamie Couture, une Anishinabée estime que la fête du Canada revêt une signification différente pour elle depuis la découverte de tombes non marquées sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Kamloops.

Après la découverte d'un tas de tombes non marquées contenant nos ancêtres, tout a changé, dit-elle

Cela signifie simplement essayer de changer l'avenir, essayer de retrouver notre chemin, nos sept enseignements, notre façon de faire et tout ce qui a été perdu, croit-elle.

Gilbert Paul, également un Autochtone ojibwé dont les deux parents ont survécu au système des pensionnats, a modifié sa perception de la fête du Canada.

Il a participé au rassemblement parce qu'il voulait voir l'unité, non seulement entre les peuples autochtones, mais aussi entre des personnes d'origines diverses.

J'ai beaucoup appris en grandissant et j'ai une vision différente et un monde différent aujourd'hui, et je suis juste tellement fier que tout le monde vienne, souligne-t-il. 

Pour lui, avoir la chance de placer une empreinte de main de couleur orange à l'endroit où se trouvait la statue de la reine Victoria était important.

Ce n'est pas seulement une empreinte de main, croit Gilbert Paul.

Blanche Chief qui a vendu des bijoux et des chandails orange au parc Assiniboine vendredi, va plus loin et suggère d'avoir un jour férié différent à la place de la fête du Canada.

Il est peut-être temps maintenant d'avoir une journée pour se souvenir du génocide colonial qui a eu lieu au Canada, mentionne-t-elle.

Vendredi, le Lieu historique national de La Fourche a aussi modifié sa formule de célébration de la fête du Canada en mettant en place des activités de mémoire et en optant pour une célébration beaucoup plus inclusive pour les peuples autochtones.

Les changements annoncés il y a deux semaines par les dirigeants de La Fourche avaient provoqué une division au sein de la population.

Avec les informations de Nathan Liewicki

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