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Tour Charles-Bruneau : de Matane à Boucherville à vélo contre le cancer

L'homme de 70 ans, souriant, parle dans un micro, casque d'écoute sur la tête.

Le nouveau retraité Pierre Bruneau dans le studio 1 de la Nouvelle Maison de Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Cloutier

La Presse canadienne

Lorsqu'il a pris sa retraite après 46 ans comme chef d'antenne à TVA, Pierre Bruneau a souligné qu'il se dévouerait entièrement à sa « mission d'une vie ». Deux semaines plus tard, il est sur le point d'enfourcher son vélo pour la 26e édition du Tour Charles-Bruneau.

Dès dimanche, 35 cyclistes, dont Pierre Bruneau et le comédien Paul Doucet, partiront de Matane à vélo avec comme objectif de revenir à Boucherville six jours plus tard.

Ce sont donc près de 800 kilomètres que ces cyclistes devront parcourir dans le but d'amasser des fonds pour la fondation, qui est consacrée à la recherche sur le cancer chez les enfants.

Je me suis entraîné pas mal. Bon, je pense que j'ai encore assez d'énergie. J'ai toujours beaucoup aimé faire du vélo, alors ça reste dans mes gènes, a assuré M. Bruneau en entrevue.

« C'est sûr que je n'ai pas la fougue que j'avais quand j'ai commencé à faire ce tour-là, il y a 26 ans, mais je suis content de pouvoir le faire. Et honnêtement, l'objectif, ce n'est pas de tout faire; pour moi, c'est d'en faire le plus possible. »

— Une citation de  Pierre Bruneau, membre du C.A. de la Fondation Charles-Bruneau

Mais aujourd'hui, le Tour Charles-Bruneau compte beaucoup plus que les 35 cyclistes qui feront le long chemin entre Matane et Boucherville.

Au total, plus de 1000 participants se grefferont aux différents parcours organisés au cours de la semaine partout au Québec, sans compter ceux qui ajouteront leur contribution en mode virtuel.

L'ampleur de l'événement flatte celui qui a été le visage de l'information au réseau TVA pendant des décennies, mais qui n'a jamais ménagé ses efforts pour la fondation qu'il a créée à la suite du décès de son fils, Charles, en 1988.

Tout ce monde a vraiment tout mon respect. On a 200 bénévoles dans l'équipe, alors c'est dire que ça mobilise pas mal de Québécois au cours des prochains jours, puis on en est très fiers. Vraiment, a insisté M. Bruneau.

Afin de lancer en grand la semaine du tour, une cérémonie de départ symbolique avait lieu samedi matin devant le Centre de cancérologie Charles-Bruneau du CHU Sainte-Justine.

La plupart des participants sur place ont souligné qu'ils prenaient part au défi afin de soutenir toutes les familles qui doivent vivre la dure épreuve d'apprendre que leur enfant est atteint d'un cancer.

Les cyclistes sont ensuite montés à bord d'un autobus qui les emmènera jusqu'à Matane, en prévision du grand départ officiel qui sera donné dimanche matin.

Mais le moment auquel Pierre Bruneau a le plus hâte, c'est la grande fête qui clôturera le défi, vendredi à Boucherville.

Ça va nous permettre, encore une fois, de célébrer la fin de la pandémie – même si ce n'est pas tout à fait terminé. Cela va marquer aussi la reprise de nos activités à la fondation parce que, soyons honnêtes, nous n'avons pas eu beaucoup d'activités ces deux dernières années, alors je pense que ça va faire beaucoup de bien.

Des millions de dollars pour la recherche

Même avec un nombre réduit d'activités, la Fondation Charles-Bruneau n'a pas baissé les bras au cours de la pandémie. L'an dernier, le Tour Charles-Bruneau a permis d'amasser 4,7 millions de dollars, portant la somme totale récoltée depuis ses débuts à 38 millions de dollars.

Après toutes ces années d'engagement, Pierre Bruneau demeure convaincu de l'importance de poursuivre le travail avec sa fondation, malgré sa retraite du monde de l'information.

Chez les enfants, le cancer reste la première cause de maladie mortelle, rappelle-t-il.

« La mission, c'est vraiment de mettre en place les meilleurs éléments pour permettre aux jeunes d'avoir les meilleures chances de guérison. On travaille pour une enfance sans cancer. On espère qu'un jour, on va l'atteindre. »

— Une citation de  Pierre Bruneau, membre du C.A. de la Fondation Charles-Bruneau

Les statistiques sont toutefois encourageantes. Lorsqu'il a reçu un diagnostic de leucémie, Charles Bruneau avait 30 % de chance de guérison, mais ce taux est passé à près de 85 % aujourd'hui pour certaines formes de cancer.

Pierre Bruneau croit cependant qu'il faut améliorer cette statistique : Il y a chaque jour une famille qui apprend que son enfant a le cancer. Et chaque semaine, on en perd un. Donc, il y a encore beaucoup à faire, mais ça avance.

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