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Google va supprimer les données de localisation des cliniques d’avortement

Un téléphone affiche un itinéraire établi par GPS d'une durée de 21 heures et 43 minutes.

L'historique de localisation sera supprimé peu après la visite d'une femme à une clinique d'avortement.

Photo : afp via getty images / OLIVIER DOULIERY

Agence France-Presse

Après des semaines de silence sur ce sujet, Google a annoncé vendredi que les données de localisation des utilisateurs seront automatiquement supprimées en cas de visite dans une clinique spécialisée en avortements.

« Si nos systèmes déterminent qu'une personne s'est rendue dans un établissement [sensible], nous supprimerons ces données de l'historique de localisation peu après la visite. »

— Une citation de  Jen Fitzpatrick, vice-présidente de Google

Cette décision survient une semaine après que la Cour suprême des États-Unis eut révoqué le droit fédéral à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Des élus démocrates et des associations de défense des droits de la personne craignent que les informations personnelles de femmes qui ont avorté ou de personnes qui les auraient aidées ne soient retenues contre eux par les procureurs d'États conservateurs où les IVG sont interdites.

Ils appellent donc depuis des semaines les grandes plateformes technologiques à ne plus conserver autant de données personnelles, qu'il s'agisse des recherches en ligne sur l'avortement ou des déplacements sur les applications comme Google Maps.

Toutefois, Google, Meta (Facebook, Instagram) et Apple sont restés très silencieux jusqu'à présent.

Jen Fitzpatrick rappelle que l'historique de localisation est désactivé par défaut et que les utilisateurs peuvent contrôler ce qui est conservé ou non.

Attentes des clients

En ce qui concerne les requêtes des autorités, elle assure aussi que Google a l'habitude de les rejeter quand elles sont trop exigeantes.

« Nous prenons en compte les attentes en matière de confidentialité et de sécurité des personnes qui utilisent nos produits et nous les prévenons quand nous acquiesçons à des demandes du gouvernement, à moins que des vies soient en jeu. »

— Une citation de  Jen Fitzpatrick, vice-présidente de Google

Parmi les établissement sensibles concernés par la décision de vendredi, Google inclut les centres d'hébergement en cas de violence domestique, les cliniques spécialisées dans la perte de poids ou encore les centres de désintoxication.

Certaines lois adoptées avant même l'arrêt de la Cour suprême, comme au Texas en septembre dernier, encouragent de simples citoyens à lancer des poursuites contre des femmes soupçonnées d'avoir avorté ou contre des personnes qui les ont aidées, même un chauffeur Uber qui les aurait emmenées à la clinique, par exemple.

Les technologies de Google risquent donc de devenir des outils pour les extrémistes qui veulent réprimer les personnes en quête de soins de santé liés à la reproduction, ont écrit 42 élus américains dans une lettre ouverte adressée à la fin de mai au dirigeant de Google, Sundar Pichai.

En effet, Google conserve des informations sur l'emplacement géographique de centaines de millions d'utilisateurs de téléphones intelligents, qu'il partage régulièrement avec des agences gouvernementales, ont-ils détaillé.

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