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Un règlement de déficit foncier offre 20,3 M$ à la Première Nation Zagimē Anishinabēk

Lynn Acoose est debout devant des personnes et des tipis.

La cheffe de la Première Nation Zagimē Anishinabēk, Lynn Acoose, salue la signature du règlement mais pense que le processus a pris beaucoup de temps.

Photo : Photo soumise par Vic Savino, Southern Chiefs Organization

Radio-Canada

La Première Nation Zagimē Anishinabēk recevra 20,3 M$ en vertu d’un accord sur les terres conclu avec les gouvernements du Canada et de la Saskatchewan.

L'accord porte sur un déficit foncier nord, ce qui signifie que la Première Nation a reçu moins de terres que celles qui lui avaient été promises en vertu des droits issus de traités.

En 1874, cette communauté, anciennement la Première Nation Sakimay, a signé le Traité 4 et devait recevoir 52 hectares par personne. Elle a reçu 12 880 hectares de terre comme réserve, ce qui correspond à environ 248 personnes.

Cependant, on a déterminé que la population de Zagimē Anishinabēk s'élevait alors à 271 personnes, ce qui a entraîné un manque à gagner d'environ 1157 hectares, selon un communiqué du gouvernement fédéral publié jeudi.

En vertu de l'accord conclu en date du 20 juin, le gouvernement fédéral versera 14,5 millions de dollars et la Saskatchewan 5,8 millions de dollars d'ici 45 jours.

Avec cet argent, la communauté pourra alors ajouter environ 7536 hectares de terres à son territoire.

Le ministre fédéral des Relations Couronne-Autochtone, Marc Miller, a déclaré que le règlement avec la Première Nation Zagimē Anishinabēk répare un tort passé commis par le Canada.

Nous restons déterminés à réparer les torts causés au peuple Zagimē Anishinabēk afin de continuer à améliorer nos relations, ajoute-t-il dans un communiqué.

De son côté, le ministre responsable des Affaires des Premières Nations, des Métis et du Nord de la Saskatchewan, Don McMorris, a dit estimer que cet accord offre des possibilités de développement aux communautés.

Il y aura maintenant des possibilités d'investissement dans les terres, de développement économique et d'amélioration des collectivités.

Pas trop tôt

Malgré ce dénouement, la cheffe de la Première Nation, Lynn Acoose, pense que la finalisation du règlement n'aurait pas dû traîner autant.

Il nous a fallu 10 ans de négociations pour obtenir un prix équitable sur le coût par hectare. Et je pense que c'est vraiment long lorsqu'on doit dépenser nos ressources et consacrer notre temps à essayer de régler cette réclamation, affirme-t-elle vendredi.

Les réclamations ne devraient pas prendre autant de temps. Et plus ces étapes vers la réconciliation prennent du temps, plus nous perdons d'occasions.

Les gouvernements fédéral et provincial ont également convenu de mettre de côté un total de 3,1 millions de dollars à titre de compensation pour les municipalités rurales et pour les divisions scolaires.

Selon le gouvernement fédéral, le Canada a réglé plus de 183 revendications particulières avec les Premières Nations, d'une valeur d'environ 8,9 milliards de dollars, depuis le 1er janvier 2016, selon le gouvernement fédéral.

Avec les informations de Yasmine Ghania

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