•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un 1er juillet marqué par la crise du logement à Saguenay

Deux hommes transportent un divan à l'extérieur d'un bloc appartements.

De l'aide est toujours bienvenue quand vient le temps de déménager.

Photo : Radio-Canada / Catherine Fillion

Radio-Canada

Saguenay n'échappe pas à la crise du logement qui frappe l'ensemble de la province. Loge m'entraide affirme qu’un nombre record de 50 ménages ont demandé de l'aide à l'organisme communautaire ainsi qu'à l'Office municipal d’habitation (OMH) de Saguenay à l'approche du 1er juillet.

L’organisme précise par communiqué qu’il restait encore, vendredi midi, 13 ménages qui sont hébergés temporairement chez des proches et qui sont accompagnés par l’OMH de Saguenay. Ainsi, parmi tous ceux qui ont fait appel à Loge m’entraide, personne ne se retrouve directement à la rue.

Pour la coordonnatrice de l’organisme qui milite pour les mal-logés, Sonia Côté, le taux d'inoccupation qui se situe à 1,7 % à Saguenay vient compliquer la tâche des locataires.

Deux hommes transportent un meuble sur la rampe d'un camion de déménagement.

Heureusement, il n'a pas trop plu vendredi à Saguenay, laissant le temps à plusieurs de déménager au sec.

Photo : Radio-Canada / Catherine Fillion

On n’a jamais vu une crise du logement de cette ampleur, c’est un bilan épouvantable, il faut le dire. Heureusement qu’on a eu des mesures d’urgence de la part de l’OMH. Nous, on criait depuis janvier, février qu’il fallait des mesures d’urgence le 1er juillet. Elles ont fonctionné de toute évidence, mais il ne faut plus revivre ça, ça n’a pas de sens, a-t-elle poursuivi.

Des aides bonifiées

Pour les personnes en difficulté, la ministre responsable des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest, a ciblé aussi les mesures d'aide mises en place.

Il y a les offices municipaux d'habitation, il y a la Société d'habitation du Québec et les municipalités parce que oui, on a beaucoup de financement. On a donné des programmes de suppléments au loyer, de l'allocation au logement. C'est important, ne restez pas à la rue. Demandez de l'aide, parce que tout le monde travaille vraiment, aujourd'hui surtout, tout le monde est en poste, a eu comme message vendredi la députée de Chicoutimi.

La ministre Andrée Laforest derrière un lutrin en conférence de presse.

La ministre Andrée Laforest a annoncé mercredi un partenariat avec la FTQ, la CSN et Desjardins pour livrer 3000 logements abordables d’ici 5 ans au Québec.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy-Roussel

Jeudi, Québec a annoncé une seconde bonification (Nouvelle fenêtre) de l’allocation-logement en un an. L’automne dernier, l’aide était passée de 80 $ à 100 $ par mois. Elle a été augmentée à 170 $ cette semaine. Le loyer admissible dans le cadre du Programme de supplément au loyer a aussi été rehaussé.

Selon le communiqué de Québec transmis jeudi, ce programme permet à un ménage admissible de vivre dans un logement en ayant seulement 25 % de ses revenus à débourser.

Ces mesures s’ajoutent à un plan d’action de 78 M$ présenté le 19 mai.

Des difficultés à trouver

Plusieurs citoyens rencontrés ont illustré les difficultés rencontrées pour se loger.

Une dame a même raconté qu’elle prenait possession d’un logement qu’elle n’a jamais vu.

Il m'a mis sur sa liste d'attente puis j'étais la dernière de la liste disponible, donc c'était ça ou je n'avais rien. Donc j'ai décidé de le prendre, je ne l'ai pas visité. Je ne sais même pas dans quoi je m'embarque, mais on va voir tantôt, a-t-elle dit en riant tout de même.

De plus, ceux qui ont réussi à trouver un toit ont dû payer plus cher que par le passé.

Un camion de déménagement avec des couvertes.

Le 1er juillet demeure synonyme de déménagement.

Photo : Radio-Canada / Catherine Fillion

Ça nous a pris environ un mois nous trouver un logement, puis au final, je dirais qu'on s'est trouvé quelque chose de bien, mais que les prix ont vraiment augmenté d'un propriétaire à l'autre, a déploré un homme.

J'ai envoyé un message à au moins 20 personnes, mais finalement j'ai eu une réponse après deux mois. J'ai trouvé un logement, mais le prix est vraiment cher, a ajouté un autre.

Comme dans toute situation, ce fut un peu plus facile pour certains.

Moi ce n'était pas tant compliqué, parce que j'avais déjà des amis qui étaient dans un bloc où la propriétaire recherchait des locataires, donc on a été capables d'avoir un appartement sans qu'elle ait besoin de mettre une annonce, a partagé une dernière dame.

D'après un reportage de Philippe L'Heureux

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !