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Les Mosaïcultures, un événement à vocation écoresponsable

Sculpture horticole d'une baleine surgissant des flots.

Le thème de la protection de la nature est récurrent dans l'exposition horticole.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

Tifa Bourjouane

L’exposition des Mosaïcultures qui se tient au parc du Bois-de-Coulonge a pris plusieurs mesures pour diminuer son empreinte écologique.

Trois girafes composées de végétaux.

Les Mosaïcultures Québec 2022 réunissent plus de 200 sculptures. L'exposition vise à sensibiliser la population à la beauté et à la fragilité de notre écosystème.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

L’événement se veut écoresponsable, c’est pourquoi la mise en place des quelque 200 œuvres qui jalonnent le parcours a été pensée pour éviter le gaspillage. La gestion de l’eau en est un bon exemple.

Des plantes et fleurs fraîchement arrosées.

Le goutte-à-goutte permet d'éviter le gaspillage de l'eau et d'optimiser l'irrigation.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Goutte-à-goutte et système électronique

Pour arroser les 6 millions de plantes et de fleurs sur le site, il faut environ 100 000 litres d’eau quotidiennement, l’équivalent d’une piscine olympique.

Si on arrosait ça manuellement, ça serait beaucoup plus souligne Johanne MacKay, directrice adjointe et responsable du chantier des Mosaïcultures en expliquant que l’irrigation se fait par système électronique.

Une main pointe un tuyau à l'intérieure d'une sculpture.

Des kilomètres de tubulure alimentent les plantes des sculptures.

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Ce dernier détecte l’humidité du substrat, qui constitue le corps des sculptures et dans lequel les racines ont été plantées. Lorsque le terreau est plus sec, l’eau est dispensée par goutte-à-goutte, ce qui permet d’en utiliser moins.

Les horticulteurs ont ensuite la tâche de déterminer quelle sculpture a besoin d’un arrosage manuel supplémentaire. L’irrigation s’adapte par ailleurs aux aléas de la météo. Elle sera augmentée par temps chaud et diminuée lorsqu’il pleut.

« Avec les années, on a développé un substrat qui nous permet de conserver l’eau, mais aussi de favoriser la prolifération des racines »

— Une citation de  Johanne MacKay
Oeuvre horticole représentant un varan.

Le substrat est contenu dans une enveloppe géotextile.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

Ce terreau a été développé par l’équipe du chercheur Jérôme Dupras, homme de science et de musique, bassiste du groupe les Cowboys Fringants. Il assiste et conseille les Mosaïcultures pour le volet de l'écoresponsabilité.

D’autres mesures pour diminuer l’empreinte écologique

Pour être en harmonie avec l’environnement, l’organisation des Mosaïcultures ne se limite pas à une utilisation parcimonieuse de l’eau. « Il y a toute une gamme de points qu’on doit rencontrer » précise madame MacKay.

Elle cite notamment les chandails biologiques de l’équipe, l’embauche locale qui évite les déplacements et l’offre alimentaire qui minimise l’utilisation d’ustensiles jetables et favorise les fournisseurs de la région.

Des horticultrices plantent des fleurs.

L'habillement tient compte des préoccupations écologiques.

Photo : Radio-Canada / Tifa Bourjouane

Il y a aussi le compostage des plantes à la fin de la saison. Pour nous c’est très important de protéger la nature, de penser aux générations futures, conclut fièrement la responsable du chantier des Mosaïcultures.

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