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Les Verts boisés du fjord critiquent la gestion de Saguenay pour les arbres abattus

Un travailleur coupe des arbres.

Des arbres matures ont été coupés pour faire place à un stationnement pour le centre de santé L'Équilibre.

Photo : Radio-Canada

Le président de l’organisme Les Verts boisés du fjord (LVBF), Gille Tremblay, estime que Saguenay manifeste peu d'intérêt à préserver les arbres en milieu urbain.

Gille Tremblay, qui a travaillé pendant une trentaine d’années au département d’urbanisme de Chicoutimi et de Saguenay, croit que les sources d’ombre et d’oxygène doivent être gardées à tout prix en milieu urbain.

L’organisme dont il est le président réalise des travaux d’aménagement de sentiers dans différents boisés de Saguenay, financés notamment par un soutien municipal. L’organisation se consacre à la protection, à la mise en valeur et à l’accessibilité des boisés urbains de la municipalité.

L’abattage d’arbres matures plus tôt cette semaine derrière l’ancienne prison de Chicoutimi, où se trouvera le centre de santé mentale L’Équilibre, est à ses yeux un nouvel exemple du manque d’intérêt de Saguenay à conserver ses arbres en milieu urbain.

On peut toujours faire autrement, toujours. C’est toujours uniquement une question de choix du professionnel au dossier et de définition de mandat, avance-t-il.

Il estime que d’autres options auraient pu être envisagées pour aménager des stationnements dans le secteur.

Un homme fâché donne une entrevue

Le président de l’organisme Les Verts boisés du fjord, Gille Tremblay

Photo : Radio-Canada

« On peut faire du stationnement linéaire en bordure de rue, on peut faire du stationnement oblique en bordure de rue. On aurait pu utiliser une partie de la cour arrière de la prison pour faire une partie de stationnement. Mais on préfère les solutions les plus faciles, puis les moins coûteuses. »

— Une citation de  Gille Tremblay, président des Verts boisés du fjord

Gille Tremblay souligne qu’un permis était auparavant requis, dans l’ancienne ville de Chicoutimi, pour abattre un arbre sur un terrain privé, et que cette façon de faire a été délaissée à la suite de la fusion municipale.

Un relevé des arbres abattus devrait être réalisé, selon lui, pour documenter l’impact de leur perte en milieu urbain.

La conseillère municipale du secteur, Mireille Jean, a tenté mardi de faire suspendre la coupe des arbres qui avait débuté derrière l’ancienne prison située au centre-ville.

Les travaux avaient cependant obtenu toutes les autorisations pour aller de l’avant. Le projet suit les règlements de Saguenay, qui exigent l’aménagement de cases de stationnement en raison des chambres et appartements liés au projet de centre de crise.

Une camionnette vue sur un chantier à travers une clôture.

Des arbres sont coupés sur le chantier du centre L'Équilibre, sur le site de l'ancienne prison de Chicoutimi, pour faire place à un stationnement.

Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier

Mireille Jean, qui est également présidente des comités consultatifs d’urbanisme (CCU) de Chicoutimi et de Saguenay, a appelé à revoir les règlements d’urbanisme et à réfléchir davantage sur la planification de ce genre de projets au centre-ville.

En mai, le président de la commission du développement durable et de l’environnement de Saguenay, Jimmy Bouchard, avait rappelé l’importance de la canopée urbaine dans les parcs et quartiers, après que Saguenay a terminé une première étape dans son projet d’inventaire des arbres.

Avec cet inventaire, nous serons en mesure de planifier nos actions et de garder la forêt urbaine en santé , avait-il alors affirmé.

Avec les informations de Michel Gaudreau

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